Mardi 8 août 2006

 

 

La petite chatte grise pénètre dans le jardin.
Discrètement entre la grille et les branches
Elle glisse sur le gazon ondulant des hanches.
Sa robe cendre appelle les caresses de mes mains. 
 

 

Un miaulement timide attire l’attention,
Sa petite patte secoue l’assiette vide
Qui sert de gamelle à sa restauration.
Me voyant les mains pleines, avides,
 

 

Ses yeux scintillent et sa queue danse.
Bien cramponnée sur ses pates repliées
Elle attrape goulument avec aisance 
 

Les morceaux de viandes parfumés.

L’estomac rempli, ingrate, s’enfuit

A pas feutrés jusqu’à ce que vienne la nuit.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Lundi 7 août 2006

 

Au delà de l’enchevêtrement de fer

La pierre s’élève, haute et fière.

Au delà du nouveau, siège, l’ancien

Captant la lumière comme une main

 

Et réfléchit sa splendeur par delà le réel.

Le métal reste dans l’ombre sauf pour un :

Plus loin se dresse, toujours droite, la tour Effel.

Fasse à elle, un palais, coffre d’arts immortels

 

Fait front comme le majestueux mont Palatin.

Le Louvres découvre ses trésors par le verre.

La ville se développe par delà le fer.

 

Sur le sol les chemins se sont couverts.

Les pavés se sont vêtus de goudron

Paris s’est strié de noirs sillons.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 4 août 2006

Le soleil est à peine levé et déjà la brume
Voile la surface du torrent, onde de douceur.
La forêt, à peine réveillée exhale les senteurs
De l’humus trempé par la nuit et l'écume.
 
Les animaux diurnes prennent leur essor
Alors que l’oiseau nocturne, enfin, s’endort.
Les premiers bruits résonnent troublant le silence.
Sous la canopée la vie s’anime et danse
 
Pour fêter le retour de la lumière et du jour.
Les singes s’agitent et crient tour à tour
Déclenchant l’envole des oiseaux multicolores.
 
Les perroquets, les paradis et d’autres encore
Répondent dans leur vol à l’arc en ciel s’étirant
Sous les yeux d’un gorille au dos d’argent.
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Jeudi 3 août 2006

Une fleur éclot discrètement dans la nuit.

Délicates, douces, quelques pointes de pétales

Poussent vers la lumière l’émeraude qui la sertit.

Cette étoile brillera dans un dédale végétal. 

 

Bientôt la ténébreuse forêt accueillera

Un nouveau parfum emprunt de féminité.

Cette lumière est une courageuse orchidée.

Avec caractère et détermination elle pourra

 

Recueillir chaleur et surtout l’humidité.

Ses parfums, ses couleurs sous les rayons

De lune, marqueront peut-être à jamais

 

Tous ceux qui un jour croiseront

Cette perle de jade que je cherchais.

Une fleur orne désormais mon palais.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Jeudi 3 août 2006

C’est une histoire écrite en noir et blanc

Une histoire digne d’un mystérieux roman.

Tel un personnage de fabuleuse légende

Il est apparu en silence près de l’eau.

 

Avec une démarche et des yeux presque tendres

Il est venu se désaltérer à la nuit tombante

Sur les bords de la mare saumâtre qu’il hante.

Comme sorti d’un rêve il vient prendre

 

La fraicheur pour tenir les longues heures

Diurnes au fond de sa forêt faite d’ombres.

Il ne sera bientôt plus que fantôme, un leurre.

 

Il disparaît plus certainement que les trombes

D’eau l’abreuvant. Ce tigre blanc, parmi les derniers,

En quelques minutes s’est, à jamais, évaporé.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 23 juin 2006

L’hiver est loin et déjà le soleil brille

Invitant sous de riches brindilles

Les premiers esprits vacanciers imberbes

A venir étaler leurs parfums amers.

 

Le parc vient d’ouvrir et déjà l’herbe

Se couvre comme une plage sans mer.

Le petit étang se pare de beautés océanes

Où tentent de se cacher quelques oiseaux.

 

C’est dimanche et les parisiens se pavanent.

Ils encerclent, envahissent jusqu’aux roseaux

Le moindre espace laissé libre de verdure.

Le moindre rayon de soleil devient une cure.

 

C’est dimanche et la foule envahit jusqu’au silence

S’appelant, jouant, chantant dans une danse

Incroyable de couleurs, de formes, d’espérances.

Les enfants, les parents tous font du bruit.

 

Bientôt ils partiront enfin en vacances.

Ils poursuivront ce chahut même la nuit.

Pour moi le silence et la place se fera,

Pour moi je reviendrai où tu ne seras pas,

 

Où tu ne seras plus, et peut-être à jamais.

Ton fantôme aire où tout le monde se plait.

Je crains sans cesse de découvrir ton visage

Au détour d’un chemin, au creux d’un passage.

 

Sur Botzaris ta fenêtre domine le spectacle :

Le parc, les parisiens et leurs rues entremêlées.

Sur ce balcon où j’allais fumer avant de t’enlacer

Je ne vois plus personne, que des ombres du passé.

 

Il domine toujours les cimes des plus hauts arbres

Parfois, la nuit à mon retour, une lumière luit

Dans cette grande entrée sertie de marbre.

Et là haut une lumière, presque luciole, vie.

 

Il arrive qu’il y ait quelqu’un dans le salon.

Est-ce toi, ta colocataire ou une garnison

D’amis, d’admirateurs, certainement ivres.

Vous aviez un principe pour pouvoir vivre :

 

Personne dans ce nid d’aigle que vous deux.

Il apparut un jour sans prévenir, juste pour moi.

Je suis resté alors à t’attendre plusieurs mois.

En bas devant les passants heureux.

 

Mais aujourd’hui c’est dimanche

Je vais voir dans celui du Luxembourg

Si les parcs inspirent encore l’amour,

Que tu ne connais pas au-delà de la Manche.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Samedi 22 avril 2006

 

J’avais rêvé

  

J’avais rêvé d’un voyage à deux

Sans bouger, d’abord, dans les yeux

Puis jusqu’à l’horizon pour voir

Si la terre est comme ton regard

 

J’avais rêvé d’un bateau

Mon cœur étant la coque

Mes bras, des rames parmi les flots

A la proue, mon courage, face aux rocs

 

L’équipage serait venu avec les escales

Le monde aurait un idéal

Comme le vent dans les voiles

 

Tendrement tire le sillon timide et pale.

Mais c’est à pied et seul que je navigue

Sur cet océan de larmes, mon cœur se fatigue.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Samedi 22 avril 2006

Les fenêtres sonnent le glas

 

J’ai l’âme lourde et le cœur

Vide et pourtant si plein d’amertume

Mon rêve s’est éteint, noyé par les pleurs

Et le chagrin rincé par l’écume.

Avec douleur, lourdeur, et rancune

Chaque jour pèse plus que l’enclume

Sur laquelle frappent les heures diurnes.

Je soupire jusqu’au soir, espérant

Que la nuit apporte le repos. J’attends.

Mais pire est l’ombre, pire est le noir

Qui fait s’éclairer la ville.

Je te sais quelque part

 

Une de ces fenêtres qui s’empilent

Le long des tours est la tienne.

J’aimerais tant que l’on revienne

Aux heures légères et tendres

 

Qui sonnèrent le temps de ton salut

Seul le lourd clocher se fait entendre.

Le glas sonne le deuil en mon cœur

D’un avenir perdu à chaque heure.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Vivement le soir

 

Une autre matinée où le soleil

Brille, par temps froid.

Une autre matinée où je pense à toi

Encore et encore dès le réveil.

 

Déjà je suis écœuré, lassé

Ton absence, ton indifférence

Face aux luttes, aux combats passés

M’achève, me crève la panse.

 

Je n’ai plus de foi, plus d’amour.

Je n’ai plus de toi, plus de jour

Tout est nuit et j’ai hâte

 

Que vienne, les yeux clos

Les pensées fermées, sur le dos,

Ce moment où je m’allonge sur la natte

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Rêve de demain

Je partirai détruisant ces monts odieux

Je reviendrai élever cet autel aux dieux

Pour sacrifier à leur gloire ces dix monts.

Dans les flammes se purifieront mes démons.

Chantant et dansant à ton heureuse mémoire

Un éclatant soleil saluera ta gloire.

Des milliers de trompettes m'embaumeront l'âme

Comme mille cœurs que ton sourire enflamme.

Dès flots jailliront comme des chevaliers blancs

Toute l'écume que l'onde garde en ses flancs

Et du bleu de la mer à la grandeur du ciel

 

Ton regard embrassera tout cet appareil.

Tous les éléments un instant silencieux

Applaudiront ton retour par l'eau de mes yeux.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

En haut près des dunes

 

En haut près des dunes, je cours après la lune.

De l’escalier de nuages telle la mouette,

Courrait sus aux éthers, l’humble rêve diurne.

Zéphyr me soufflait une douce et tendre couette.

 

Mon soupir architecte sculptait les nuages :

Colonnes, miroirs, pas une brique n’échappa.

Pas un brun de nuage n’échoua au rivage.

Mercure, vieux jaloux, me suivait, pas à pas.

 

Ses armées d’écumes, me tiraient de mes brumes.

Les vents violant rabattaient toutes mes plumes.

Ni la mer, ni l’écume, ni le vent, moins la brume

 

Ne pouvaient écarter mon rêve ensoleillé

Du désir de voler sur la plaine ensommeillée.

En haut près des dunes, je cours après la lune.

 

 ceci n'est pas un auto protrait mais un ami du désert.
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Mirage

 

En marchant dans le désert vallonné

J’ai pensé à nos bouches

Asséchées d’avoir trop embrassé.

Dans les dunes, comme sur notre couche

 

J’ai cru voir les courbes de tes reins.

L’obsession de ta peau, mirage

Peut être de nos nuits peu sages,

J’ai couru vers toi mais rien

 

Que du sable, encore et toujours du sable.

Et des rochers, semblable à ton cœur.

Seul témoin de vie, maintenant infranchissable.

 

Ils ne représentent plus que tes peurs

Et mes obstacles, inclassables vestiges

D’un amour qui me donne le vertige.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Je suis parti dans le désert

 

Je suis parti dans le désert pour te découvrir

J’ai marché dans le sable, sur les rochers

A l’ascension des dunes, l’air m’a fait ouvrir

Les yeux sur ta présence que j’ai rêvée

 

Leur douceur a fait ressortir ton absence.

Si tu avais pu voir ce majestueux spectacle

Et faire de cet espace un nouveau réceptacle

Pour un nouvel amour que des cœurs encensent.

 

Un amour aussi grand et lumineux

Qu’il aurait éclaboussé nous jours.

Mais le désert ne m’a laissé que peu :

 

L’espoir, surement autant que le chagrin

Un goût amer, comme le sable dans mes mains

Qui envahit tout et assèche jusqu’à mon amour.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Ce soir le ciel gronde

Ce soir le ciel gronde et me réveille

Les nuages font leur ronde où était le soleil.

L’ombre tonne sous ce poids obscurci

La lumière a fuit sous la pression et le bruit.

 

Mon âme et mon cœur ont fuit cet ombre

Mes idées s’embrouillent et se perdent

Ma tristesse s’éveille en trombe

Sous cet appel à la fois lugubre et sans aide.

 

Effacez le soleil, effacez la nuit

Ce soir le soleil gronde et m’ennuie

Alors que je cherche un ultime appui

  

Mon esprit s’engouffre dans le noir

Mon cœur se noie dans ce ciel sans vouloir.

Les nuages ont fait une ronde sans espoir.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Si l’amour avait été mon navire

 

Si l’amour avait été mon navire

J’aurais été le mauvais capitaine

Qui sûr de lui, la mine hautaine,

Et seul responsable qu’il chavire,

  

Avait poussé l’équipage jusqu’au pire.

Pourtant, sur la mer d’une fin d’été

Par temps calme et brise feutrée

Je pouvais de nouveau, enfin naviguer.

 

Ton souffle doucement gonflait les voiles

Tes caresses d’écumes soulignaient ma proue.

Nous naviguions alors sous les étoiles

Et tendrement j’embrassais ta joue.

 

Il n’y eu pas de grands bruits, ni de fracas

La calle s’emplissait d’eau, tout bas.

Alors que comme un fou, seul, j’écopais

Sur un esquif vers le lointain, déjà tu ramais.

 

J’ai sifflé l’équipage, suivi ton sillon

Je suis allé, même, jusqu’à l’horizon

Au bout mon être rassemblant mes possibilités,

J’ai fini seul à bord, le navire a coulé.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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