Une guitare raisonne dans ma mémoire
Une guitare sonne loin dans le noir
Proche de l’oublie, elle caresse un duo
Danseurs éperdues de tango.
Un bandonéon parcourt ma colonne vertébrale
Comme la course d’une dentelle pâle
Portée par le rythme d’une brise fugace.
Un bandonéon écaille ma carapace.
Des mains sur un piano glissent en caresses
Comme sur la joue d’un enfant.
Un air tendre et presqu'entrainant,
Emprunt d’une légère liesse,
S’élève dans la pièce silencieuse
Rappelant les heures heureuses.

C'est un des oiseaux les plus croisés dans le désert.

Un petit pas pour l"homme et quelques pas pour moi!
Les apparences sont toujours trompeuses
Et ne servent que les attitudes peureuses.
Le décor ne vaut que pour soutenir
Ce qui à su auparavant grandir, aboutir.
On peut chercher à suivre les modes
Accepter les décisions comme des lois
La personnalité disparaît aussi sous la soie.
Un vêtement n’est pas l’image de notre moi.
Il faut dépasser les apparences et les images
Il faut chercher au fond de soi en sage
Ce qui se tient face à notre regard.
Chacun à droit à tous nos égards
Les apparences ne marquent aucun présage
Laissons les rencontres au chois du hasard.
Le bitume noir luisant défile
La route est connue, facile
Malgré la pluie tout s’enchaîne
Plutôt tranquillement. Je me promène
En deux roues il faut être prudent
Même lorsque rien ne gène apparemment
Il faut suivre le noir et le blanc
Des bandes faites pour les passants.
Quel abruti a d’ailleurs inventé
Cette colle, ce revêtement plastifié
On peut dire que c’est résistant
Mais bon dieu que cela glisse
Je ne roulais pas vite pourtant
Genoux et dos s’en souviendront longtemps.