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Une guitare raisonne dans ma mémoire

Une guitare sonne loin dans le noir

Proche de l’oublie, elle caresse un duo

Danseurs éperdues de tango. 

 

Un bandonéon parcourt ma colonne vertébrale

Comme la course d’une dentelle pâle

Portée par le rythme d’une brise fugace.

Un bandonéon écaille ma carapace.  

 

Des mains sur un piano glissent en caresses

Comme sur la joue d’un enfant.

Un air tendre et presqu'entrainant, 

 

Emprunt d’une légère liesse,

S’élève dans la pièce silencieuse

Rappelant les heures heureuses.

C'est un des oiseaux les plus croisés dans le désert.

Un petit pas pour l"homme et quelques pas pour moi!

Les apparences sont toujours trompeuses

Et ne servent que les attitudes peureuses.

Le décor ne vaut que pour soutenir

Ce qui à su auparavant grandir, aboutir.

On peut chercher à suivre les modes

Accepter les décisions comme des lois

La personnalité disparaît aussi sous la soie.

Un vêtement n’est pas l’image de notre moi.

Il faut dépasser les apparences et les images

Il faut chercher au fond de soi en sage

Ce qui se tient face à notre regard.

Chacun à droit à tous nos égards

Les apparences ne marquent aucun présage

Laissons les rencontres au chois du hasard.

Le bitume noir luisant défile

La route est connue, facile

Malgré la pluie tout s’enchaîne

Plutôt tranquillement. Je me promène

 

En deux roues il faut être prudent

Même lorsque rien ne gène apparemment

Il faut suivre le noir et le blanc

Des bandes faites pour les passants.

  

Quel abruti a d’ailleurs inventé

Cette colle, ce revêtement plastifié

On peut dire que c’est résistant

  

Mais bon dieu que cela glisse

Je ne roulais pas vite pourtant

Genoux et dos s’en souviendront longtemps.



C'est une mer sêche avec de noirs îlots.
C'est tellement beau vu d'en haut.
C'est une mer étendue sans eau
Qui sera notre très bientôt.

C'est une mer sans vague aucune
Ou bien tellement lente, presque immobile,
Que l'on ne la voit pas le travail des dunes
Que l'on ne perçoit pas naitre ces iles.

Il y a parfois du sel, mais jamais de poissons
Il y a parfois la vie mais souvent plus du poison
Pour celui qui ne connait pas ses secrets

Dans une telle mer que de regrets
Pour des marins sur leurs étranges vaisseaux :
Pas de coques ni de voiles pour leurs chameaux.
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