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Le cheval est le symbole de l'âme dans la culture chinoise.

Ce cheval est l'âme de l'homme moderne.

Nombreux furent les visiteurs et trop souvent 

Dans ces couloirs semblables à ceux d'un couvent, 

Accourant sus à une messe ensanglantée. 

Des amateurs de combats, de jeux de massacres,  

 

À ceux des taureaux noirs et rouges que l'on sacre, 

Bénirent des géants, des héros sacralisés 

À grands coups de glaives ou bien d'épées 

Les gradins conservent avec l’usure les traces  

 

De leurs grandes cohues, cris et tohu-bohu. 

Aujourd’hui encore, comme échos du passés 

Résonnent dehors et dans les couloirs tamisés. 

Dans la boue rouge, un magnifique taureau fourbu  

 

Pleure sa verte campagne et ses heures paisibles. 

Le soleil enflammant de lumière son habit 

Le matador salue la foule de belles éblouies. 

Leurs petits mouchoirs blancs claquent en linceul risibles.  

 

La poussière et le sable collent à son museau. 

Le souffle court, ralentissant laisse échapper 

Ce qui lui reste de vie dans le sang et l’eau. 

Ce soir l’homme deviendra un artiste sacré. 

Ils deviennent une horde presque sauvage

S’entassant au feu rouge de la cité.

Chaque jour leur nombre est augmenté

Circulant partout dans le paysage.

 

Sur leur fier destrier, les cheveux au vent,

Ils s’enivrent de vitesse, goût de liberté

Ultime sur l’étroitesse des routes illuminées.

Lorsque l’air, dans le casque s’engouffrant,

 

Siffle, vibre et prend vie, l’homme sourit.

Il a l’impression, enfin, de s’envoler.

Plus besoin de fer pour rester accrocher

 

Au sol mais de la simple gomme leur suffit.

Ils se dépêchent comme s’ils étaient en retard

Que peut bien presser ces bandes de motards ?

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