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Mercredi 28 juin 2006

J’irai fleurir des Myosotis dans ton jardin

Comme celles qui germent dans mon cœur.

Les graines sont plantées à coté du bassin

Pour faire renaître, juste, un peu de douceur.

 

Les ombres ne te feront plus peur.

Allongée dans l’herbe, enfin, tu aimeras

Voir le ciel et les nuages dans mes bras.

Les parfums caresseront tendrement ta peau

 

Avec la douceur de l’aile de cet oiseau

Qui chante et s’envole jusqu’à notre horizon.

Les Myosotis donneront de la couleur

 

A tes yeux devenus calmes et à ton front.

Ils inspireront de précieuses idées,

Des pensées pour vivre, enfin, et espérer.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mercredi 28 juin 2006

Est-ce médical ou plus naturellement

Le fait de respirer d’un cœur toujours battant ?

Est-ce le fait d’être constamment rugissant,

Agissant dans tous les sens, véritable dément ?

 

Est-ce chercher à savoir, à comprendre

Au mieux la vie avant que ne vienne prendre

A la mort, le corps et relâcher l’esprit,

De cette expérience un peu plus alourdi ?

 

Est-ce simplement le sentiment d’amour

Qui vous prend un jour, pour toujours ?

J’aime, je souffre mais je suis vivant.

 

Je suis aimé, merveille, je suis un géant.

Je n’aime pas, je ne suis plus qu’une ombre

On ne m’aime pas laissez moi dans ma tombe.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mercredi 28 juin 2006

J’ai découvert une île magique deux fois.

Ses plages avaient, de sable chauds et fins,

La douceur satinée, ondulée de ses reins.

J’ai accosté pour y étendre mon pavois.

 

La première fois, presqu’un an il est resté

Une vague imprévue l’ayant emporté.

La seconde, il n’y avait plus que des rochers

Un terrible ouragan l’avait ravagée.

 

Pour moi, elle était restée toujours la même

Rien ne change lorsque l’on aime.

Cependant elle était devenue sauvage

 

Et ses ruisseaux savoureux d’autrefois, amers.

Malgré tous mes efforts, et tout mon courage

Elle me rejeta froidement à la mer.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mardi 27 juin 2006

Un amour qui s’achève

Jette de l’eau sur ses braises.

La douceur et le sucre des fraises

Sont dilués par l’eau salée,

Tombée, goute à goute, comme la rosée.

par Anderson publié dans : Haïku
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Mardi 27 juin 2006

Je n’ai pas pu encore te remplacer

Je n’ai pas pu encore t’oublier

J’ai pu faire face à mes angoisses

Et chaque jour, bravement, je les menace.

 

Je n’ai pas pu revendre le caillou

Je n’ai pas pu oublier tes joues

Mais j’ai surmonté, grâce à l’amitié

La longueur des jours, sans parler des nuits

 

Et de leur froid glacé d’obscur bénitier.

J’ai su presque faire périr l’ennui

En essayant de multiples choses

 

Qui débouchèrent sur des portes closes.

J’espère qu’un jour tu en vivras la moitié

Au moins, pour t’obliger à la vérité.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mardi 27 juin 2006

Il y a quelques années je suis parti

Parce que tu me le demandas

Puis je t’ai retrouvé espérant une envie

Commune et tout recommença.

 

Pendant un an encore tu m’as supplié

Comme un poisson, de nouveau,

De te laisser filer, d’abandonner.

J’ai craqué et t’ai remise à l’eau.

 

Sais-tu au moins dans quel bassin tu aires

Pendant que face au bocal, je désespère.

Une fois de plus, une fois encore

 

Prenant ton essor, pleine d’illusion

Tu disparaissais, me laissant mes remords.

Mes regrets, gravats de tes démolitions.

par Anderson publié dans : Poésie
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Lundi 26 juin 2006

Parce que comme toi je fais le fier

Parce que comme toi je fais le fort

Tu pense que j’ai tourné mes prières

Vers une autre que toi, tu as tord.

 

Parce que je ne m’écroule de ton absence

Parce que je veux vivre ou survivre

Aux douleurs, aux idées qui m’enivrent

Pour maintenir un peu l’espérance.

 

Tu crois que j’ai pu t’oublier

Faire une croix sur mes sentiments

Contrairement à toi je n’ai pas plié

 

Contrairement à toi jamais je ne me mens

Je ne crains pas mon reflet dans la glace

Mes fantômes je leur ai tous fais face.

par Anderson publié dans : Poésie
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Vendredi 23 juin 2006

L’hiver est loin et déjà le soleil brille

Invitant sous de riches brindilles

Les premiers esprits vacanciers imberbes

A venir étaler leurs parfums amers.

 

Le parc vient d’ouvrir et déjà l’herbe

Se couvre comme une plage sans mer.

Le petit étang se pare de beautés océanes

Où tentent de se cacher quelques oiseaux.

 

C’est dimanche et les parisiens se pavanent.

Ils encerclent, envahissent jusqu’aux roseaux

Le moindre espace laissé libre de verdure.

Le moindre rayon de soleil devient une cure.

 

C’est dimanche et la foule envahit jusqu’au silence

S’appelant, jouant, chantant dans une danse

Incroyable de couleurs, de formes, d’espérances.

Les enfants, les parents tous font du bruit.

 

Bientôt ils partiront enfin en vacances.

Ils poursuivront ce chahut même la nuit.

Pour moi le silence et la place se fera,

Pour moi je reviendrai où tu ne seras pas,

 

Où tu ne seras plus, et peut-être à jamais.

Ton fantôme aire où tout le monde se plait.

Je crains sans cesse de découvrir ton visage

Au détour d’un chemin, au creux d’un passage.

 

Sur Botzaris ta fenêtre domine le spectacle :

Le parc, les parisiens et leurs rues entremêlées.

Sur ce balcon où j’allais fumer avant de t’enlacer

Je ne vois plus personne, que des ombres du passé.

 

Il domine toujours les cimes des plus hauts arbres

Parfois, la nuit à mon retour, une lumière luit

Dans cette grande entrée sertie de marbre.

Et là haut une lumière, presque luciole, vie.

 

Il arrive qu’il y ait quelqu’un dans le salon.

Est-ce toi, ta colocataire ou une garnison

D’amis, d’admirateurs, certainement ivres.

Vous aviez un principe pour pouvoir vivre :

 

Personne dans ce nid d’aigle que vous deux.

Il apparut un jour sans prévenir, juste pour moi.

Je suis resté alors à t’attendre plusieurs mois.

En bas devant les passants heureux.

 

Mais aujourd’hui c’est dimanche

Je vais voir dans celui du Luxembourg

Si les parcs inspirent encore l’amour,

Que tu ne connais pas au-delà de la Manche.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Lundi 19 juin 2006

La nuit tombe sur Paris, où le métro

Exhale encore les chaleurs du jour.

Je suis moite excédant d’un amour

Qui périt une fois encore trop tôt.

 

 

 

C’est une chaleur perdue pour l’hiver

C’est un sentiment perdu à jamais.

Que faire de cette énergie vaillante

Lorsque sur le bitume, hantent

 

 

 

Encore la trace indélébile de nos pas.

Cet hiver ce sera ma bouche

Qui marquera par sa buée

 

 

 

Les plis de nos lèvres jumelées

Et le froid désormais dans nos couches.

La nuit tombe sur nos destins séparés.

par Anderson publié dans : Poésie
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Samedi 17 juin 2006

 Je pense parfois à cette petite chienne

Couleur de zinc, couleur de cendre

Qui me regardait, dents dehors, d’un regard tendre

Demandant une caresse avec sa patte sur la mienne.

 

Elle rasait le comptoir, comme le sol, courte sur patte,

Furetait sans fatigue, au hasard des hombres des piliers de bar

Pour une cacahuète, un geste, une attention, un regard.

Sans signe elle changeait, passait, presque avec hâte

 

A une autre cible, une autre victime, une autre main.

Une fois accroché, elle ne le lâchait plus et le rappelait

Sans cesse, à coup de pate, à coup de grappin.

 

Ses yeux alors prenaient de la  couleur et louchaient

Elle avait l’air vraiment parfaitement ridicule

Sa queue s’agitant, comme un mauvaise virgule.

par Anderson publié dans : Poésie
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