Vendredi 21 avril 2006

En haut près des dunes

 

En haut près des dunes, je cours après la lune.

De l’escalier de nuages telle la mouette,

Courrait sus aux éthers, l’humble rêve diurne.

Zéphyr me soufflait une douce et tendre couette.

 

Mon soupir architecte sculptait les nuages :

Colonnes, miroirs, pas une brique n’échappa.

Pas un brun de nuage n’échoua au rivage.

Mercure, vieux jaloux, me suivait, pas à pas.

 

Ses armées d’écumes, me tiraient de mes brumes.

Les vents violant rabattaient toutes mes plumes.

Ni la mer, ni l’écume, ni le vent, moins la brume

 

Ne pouvaient écarter mon rêve ensoleillé

Du désir de voler sur la plaine ensommeillée.

En haut près des dunes, je cours après la lune.

 

 ceci n'est pas un auto protrait mais un ami du désert.
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Mirage

 

En marchant dans le désert vallonné

J’ai pensé à nos bouches

Asséchées d’avoir trop embrassé.

Dans les dunes, comme sur notre couche

 

J’ai cru voir les courbes de tes reins.

L’obsession de ta peau, mirage

Peut être de nos nuits peu sages,

J’ai couru vers toi mais rien

 

Que du sable, encore et toujours du sable.

Et des rochers, semblable à ton cœur.

Seul témoin de vie, maintenant infranchissable.

 

Ils ne représentent plus que tes peurs

Et mes obstacles, inclassables vestiges

D’un amour qui me donne le vertige.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Je suis parti dans le désert

 

Je suis parti dans le désert pour te découvrir

J’ai marché dans le sable, sur les rochers

A l’ascension des dunes, l’air m’a fait ouvrir

Les yeux sur ta présence que j’ai rêvée

 

Leur douceur a fait ressortir ton absence.

Si tu avais pu voir ce majestueux spectacle

Et faire de cet espace un nouveau réceptacle

Pour un nouvel amour que des cœurs encensent.

 

Un amour aussi grand et lumineux

Qu’il aurait éclaboussé nous jours.

Mais le désert ne m’a laissé que peu :

 

L’espoir, surement autant que le chagrin

Un goût amer, comme le sable dans mes mains

Qui envahit tout et assèche jusqu’à mon amour.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Ce soir le ciel gronde

Ce soir le ciel gronde et me réveille

Les nuages font leur ronde où était le soleil.

L’ombre tonne sous ce poids obscurci

La lumière a fuit sous la pression et le bruit.

 

Mon âme et mon cœur ont fuit cet ombre

Mes idées s’embrouillent et se perdent

Ma tristesse s’éveille en trombe

Sous cet appel à la fois lugubre et sans aide.

 

Effacez le soleil, effacez la nuit

Ce soir le soleil gronde et m’ennuie

Alors que je cherche un ultime appui

  

Mon esprit s’engouffre dans le noir

Mon cœur se noie dans ce ciel sans vouloir.

Les nuages ont fait une ronde sans espoir.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

Si l’amour avait été mon navire

 

Si l’amour avait été mon navire

J’aurais été le mauvais capitaine

Qui sûr de lui, la mine hautaine,

Et seul responsable qu’il chavire,

  

Avait poussé l’équipage jusqu’au pire.

Pourtant, sur la mer d’une fin d’été

Par temps calme et brise feutrée

Je pouvais de nouveau, enfin naviguer.

 

Ton souffle doucement gonflait les voiles

Tes caresses d’écumes soulignaient ma proue.

Nous naviguions alors sous les étoiles

Et tendrement j’embrassais ta joue.

 

Il n’y eu pas de grands bruits, ni de fracas

La calle s’emplissait d’eau, tout bas.

Alors que comme un fou, seul, j’écopais

Sur un esquif vers le lointain, déjà tu ramais.

 

J’ai sifflé l’équipage, suivi ton sillon

Je suis allé, même, jusqu’à l’horizon

Au bout mon être rassemblant mes possibilités,

J’ai fini seul à bord, le navire a coulé.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Vendredi 21 avril 2006

J’ai perdu mon amour à Cuba

 

J’ai perdu mon amour sur l’ile de Cuba.

Dans le dédale d’un cimetière devenu cité,

Dans un nuage de Havane doux et parfumé

Ou sur cette plage où mes pieds se sont brulés.

  

L’eau était aussi lumineuse que la coquille nacrée

Qui sertissait avec douceur ton cou.

Le sable plus doux que tes caresses passées

S’étendait à perte de vue et devenait flou.

  

C’est là, au milieu d’une nuit tissée d’étoile

Alors qu’au loin, sur l’océan, grondait un orage

Que j’ai ressenti le vide de la solitude, ce voile

  

Qui s’abat sur le cœur et fait appel au courage

Pour retrouver cette vie, ce sourire perdu

Alors que j’étais parti, tu n’es jamais revenue.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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