L’homme bic ou l’homme B.I.C : Chance fort Immédiat Buddy
Business Inn Chance
Au dix neuf ou vingtième siècle quelqu’un à dit « la femme est l’avenir de l’homme » comme si l’on avait eu le choix.
Ce qui n’avait été qu’une annonce avec la libération de la femme, pris toute son envergure un siècle plus tard. Le constat était évident. Alors que les hommes avaient décidé du sort du monde pendant plusieurs siècles, l’air de la femme était venu.
Elles occupaient toutes les fonctions les plus stratégiques, les plus importantes et l’homme était enfin relégué aux tâches les moins valorisantes. Le visage de la société en fut changé. Plus de douceur, de couleurs mais surtout plus de dureté, moins de pitié était les bases des valeurs modernes. Les femmes avaient dû lutter, être dures même entre elle et la compétition entre individus tenait plus du combat à mort que du match de foot. Pas d’échange de t-shirt à la fin du match, la vaincue était éjectée. L’ascension sociale était la seule inspiration et aspiration de notre société. Vaincre plutôt que perdre car perdre était un retour à la case départ. Il était facile et surtout rassurant de penser que le propre de la femme était la douceur et la sensibilité. Elles n’avaient retenu de la domination des hommes que l’esprit de compétition comme la mise à mort du taureau. Seules les plus fortes nerveusement, les plus créatives voir les plus vicieuses avaient une chance. L’intelligence était le bouclier, l’ambition l’épée. Les hommes étaient perdus, renvoyés à leurs propres faiblesses où seuls ceux qui ayant réussi à comprendre leur fonctionnement avaient une chance de survie. Quelques uns avaient réussi au milieu de ce combat à se maintenir au dessus de la masse, ils étaient devenu non seulement des tueurs, des machines capables de créer des empires mais avaient oublié jusqu’à leur part de féminité. Plus aucun compromis dans leur esprit, l’instinct de survie était le plus fort. Ils vivaient au dessus des autres refusant leur appartenance au clan d’en face, au clan des hommes et possédaient toutes les compétences du meilleur des politiciens.
En 2000 il y avait quatre femmes pour un homme. Moins de cinquante ans plus tard la proportion était passée de une pour dix. Nous avions nous même creusé notre destinée. Les guerres n’avaient pas cessées et seuls les hommes étaient en première ligne. Nous nous décimions tranquillement alors qu’elles nous encourageaient au nom de l’admiration et du devoir. Au fur et à mesure les postes de commandement furent également pris par les femmes. En 2004 il n’y avait que quatre femmes générale aujourd’hui il ne restait que 4 hommes. Les ministres, les PDG tous avaient cédés en grande partie leur siège aux femmes. Alors que pendant des siècles elles nous avaient admirés, estimés, parfois aimés, la seule utilité de la gente masculine sembla se résoudre désormais uniquement au rôle de reproducteur et de bras pour les travaux nécessitants du muscle.
Les naissances se sont trouvées grandement mises en danger par cette quête quasi compulsive. Les femmes devaient faire entrer dans leur planning, et ce, de façon stratégique leur désir de grossesse. Il fallait ensuite tenir suffisamment pour ne pas être absente trop longtemps. S’inspirant du moyen âge, l’allaitement est confié à d’autres dont les compétences nécessaires pour participer à la lutte pour la réussite uniquement professionnelle étaient insuffisantes. Les seuls vacances que certaines s’autorisaient étaient donc ce congé de deux jours pour maladie naturelle. Elles calculaient de toute façon pour que ce grand évènement se passa un week-end. Si besoin était elles déclenchaient les contractions le vendredi soir. Une solution alternative fut étudiée : l’utérus artificiel. Génétiquement l’enfant était défini dès la conception : sexe, aspects physiques et mentaux. Mais il sembla manquer quelque chose pour véritablement en faire des êtres humains. Leur relations aux autres, avec le temps, ne les intéressaient pas. Ils finirent tous par devenir ermites.
Bref, elles qui avaient pendant tant de temps milités pour l’égalité des sexes faisaient machine arrière pour se venger de l’homme. L’air de la femme était installé et promettait de durer.
Il n’y avait pas que des désavantages. Leur habitude du militantisme, de l’action par rapport à une idée leur avait permis de pousser les concepts écologiques jusqu’à leur réalisation. De ce fait, une belle avancée, notamment dans la recherche d’énergies propres fut une belle réussite. Cela de toute façon devenait une évidence, il n’y avait plus de pétrole. Les pays de l’OPEP s’écroulaient lentement mais surement. Certains gardaient néanmoins la tête hors de l’eau. Nous avions la Suisse en Europe, on trouvait aujourd’hui cinq ou six pays équivalents au moyen orient. C’était également en leur sein que la place de l’homme conservait un semblant de dignité. Certains européens préfèrent donc immigrer et demander presque l’asile politique. Une partie d’entre eux accepta même de changer de religion. Le flux migratoire, dans quelques uns de ces pays s’était tellement inversé que les gouvernements fermaient régulièrement leur frontière, développaient des programmes d’intégration pour ne capter que les personnes valables. Ils devaient donc gérer les pressions extérieures mais aussi intérieures. Leurs femmes réclamant également les mêmes droits que leurs sœurs étrangères. La résistance féminine était présente et parfois financé par des pays de l’hémisphère nord. C’étaient les seules zones où le conflit des sexes prit à certaines occasions un aspect violent voir sanglant.
La science a avancé en partie grâce à leur concurrence acharnée. Un nouveau service pour les puissantes était né. Certains hommes avaient compris que si l’on ne peut se mesurer à son ennemi il faut le contourner, utiliser ses faiblesse. Un moment ou l’autre elles ont besoin de compagnie. Pour une nuit, pour un week-end peu leur importait. Ces gigolos étaient jeunes et généralement beaux. Comme certaines femmes l’avaient fait à une époque ceux-ci cherchaient à se faire entretenir. La solution fut de courte durée. Pourquoi payer pour quelqu’un que l’on ne voit que de temps en temps ? Certaines apportèrent la solution. Elle s’appelait B.I.C.. Ces hommes étaient conçus pour un temps limité par la science du génome humain. Nous pouvions alors unir des cellules pour un laps de temps plus ou moins long. Le maximum était en fait de 48 heures. Il suffisait pour ces femmes de déterminer les attentes physiques et mentales de ces compagnons du moment. La machine faisait le reste. Le produit était alors livré en toute discrétion au lieu souhaité. Au bout du temps défini l’homme BIC s’évaporait. La molécule de base était l’eau. Un clin d’œil sur ce qu’elles pensaient de l’homme ou de ce que nous avions dans la boîte crânienne.
L’appartement en face du mien avait été occupé pendant un temps par une de ces femmes affairistes. Son prénom était Alexia. D’un physique plutôt menue, cette personnalité discrète paraissait craindre les autres - Plus exactement tous les autres. A son arrivée, ses cheveux étaient blonds, longs et bouclés. Son regard clair et craintif était en harmonie avec sa peau, pale. Elle dégageait néanmoins une certaine sérénité. Comme un fantôme circulant dans les couloirs, elle se déplaçait sans bruit. Tout était contrôlé. Son manque d’assurance ou de confiance en soit en devenait plus marquant et inscrit dans chacune des parties de sa personnalité. Elle ne se perdait pas en parole, ses phrases étaient courtes, précises et mesurées. Il me fallu beaucoup de temps pour l’apprivoiser, la voir se détendre lors de nos rencontres impromptues aux abords de la porte d’ascenseur. Une seule fois en 4 ans, je pu pénétrer en face, dans un appartement de femme active et, apparemment dynamique en phase de réussite. Il n’y avait que quelques meubles préfabriqués, de ces meubles que l’on livre en kit. L’installation ne reflétait pas une recherche d’esthétisme ni une marque personnelle. Elle témoignait simplement d’une recherche du sens pratique, juste aller à l’essentiel. L’entrevue fut courtoise, court et fragile. Je dis fragile parce que je l’avais senti mal à l’aise. Je ne me suis pas éternisé et lui avait proposé de passer chez moi à l’occasion. Elle ne répondit pas vraiment. Ce fut juste un hochement de tête.
Quelques jours plus tard, elle arriva les cheveux coupés au dessus des épaules. Elle avait tenté cette expérience sur les conseils d’une amie. Etait-ce un piège pour achever de la déstabiliser ? Elle avait mis beaucoup de temps à s’adapter à sa nouvelle personnalité. Je cru d’ailleurs qu’elle avait accepté ce défis pour se bouger de ses propres interdictions. Elle gagna un peu plus en confiance. Un mois ou deux plus tard, alors que je revenais de quelques courses, elle paru sur le pallier, grise, terne. Elle ne voulu pas parlé de ce qui c’était passé, de ce qui avait changé. Quelques jours plus tard, un camion se gara en bas. Ils emballèrent ses affaires. Elle disparu pour toujours. Je fis suivre ses dernières lettres à une poste restante.
Elle fut remplacée par une autre jeune femme presqu’immédiatement prénommée Thaliae. Elle prit les clés le soir du départ d’Alexia et s’installa le lendemain. Digne représente de son sexe elle avait fait de brillantes études, passé les concours et certainement quelques coups tordus. Deux ans plus tard elle aussi s’écroula et n’espéra qu’une chose, disparaître. Pourquoi me dire-vous ou à cause de quoi. Je vous répondrais simplement à cause d’elle, de sa nature et de la nature humaine. L’être est né pour aimer, ressentir des sentiments et surtout les exprimer sincèrement. Nommée à un poste de direction très jeune, trop peut-être, elle s’était sentie en sécurité, intouchable avec un avenir pouvant lui apporter la fortune. Son caractère déterminé voir hargneux lui garantissait une carrière plus que correct. Elle n’était pas de celles qui font des cadeaux, je pense même qu’elle était capable plus de manier le bâton que la rose.
Elle était relativement mais bien proportionnée. Sa plastique trahissait une certaine robustesse sous des courbes et un charme fou. Son regard surtout était le plus impressionnant. Par ses yeux bleus clairs et des sourcils bien dessinés, toute personne qu’elle regardait, se sentait devenir exceptionnel. Il n’y avait plus alors sous ce regard que deux personnes : vous et Thaliae. Elle savait en jouer d’ailleurs, passant d’un regard de femme à celui d’une enfant, d’un œil amusé, charmeur à celui d’un froid digne de l’Antarctique. J’en imagine plus d’un qui eurent droit à toute la panoplie, dans le plus mauvais ordre. Elle ne savait aller que du meilleur, du plus beau vers le plus dur, le plus laid.
Elle était particulièrement enjouée voir d’un caractère joueur. Fredonnant sans cesse quelques airs, quelques chansons. Elle exprimait ainsi son goût de la vie. Malheureusement pas celui de la musique car la plus part du temps sa voix partait trop dans les aigus et devenait fausse. Très coquette, elle ne dépensait pas, néanmoins, toute sa formidable paie dans les vêtements. Elle avait l’œil suffisamment expert pour dénicher dans les endroits inattendus, le bon vêtement, le bon accessoire. Tous pouvaient la penser vêtue de grandes marques mais il n’en était rien. Un article avec un prix à deux chiffres trop coûteux. C’était sa seule obsession, cela et ses ongles. Son grand rendez-vous, son moment de joie culminant, résidait dans l’instant où elle se préparait pour le salon, le roi de l’ongle artificiel. Toujours bien mise donc jusqu’au bout des doigts, la seule excentricité qu’elle se permettait était ses cheveux. Noirs et fin, ils étaient courts et coiffés en pagaille avec force gel. Là encore cet apparent désordre était intégralement calculé, contrôlé.
Le temps m’a appris que les extrêmes révèlent souvent plus qu’ils ne cachent. Celui qui sait les voir peut percer plus facilement que d’autres, découvrir les points faibles et la véritable personnalité. Sa force cachait en fait une grande fragilité. Son talon d’Achille résidait dans sa nature même, ses sentiments et sa volonté farouche de plaire. Elle séduisait donc tout le monde usant de toute sa panoplie d’artifices. Elle manipulait les autres par leurs affectes. Lorsqu’ils devenaient trop proches ou qu’elle-même devait s’engager sentimentalement au risque de perdre le contrôle, elle faisait demi-tour. Trouvant toutes les raisons possibles, déplacements, travail et j’en passe. L’autre finissait par se lasser. La période de conflits s’installait et tout finissait par exploser.
Il fallait être un minimum vigilent ou psychologue pour ne pas tomber dans ses pièges. Mais on trouve toujours son maître ainsi va la vie et sa roue. Celui-ci arriva dans la solution qu’elle avait trouvée pour y échapper. Elle ne pouvait rester seule, il lui fallait sa cours, ses admirateurs, ses victimes. Les hommes BIC étaient au final le meilleur moyen qu’elle trouva. Elle pensa conserver une bonne conscience. Ils ne pouvaient pas souffrir puisqu’ils ne vivaient qu’un temps restreint. Elle ne pouvait pas tomber dans les pièges de l’amour puisqu’elle savait que le lendemain ils disparaissaient. Elle passerait un bon moment assouvissant ses frustrations, ses angoisses cachées sans avoir à les assumer. Ce serait un acte sans lendemain ni risques d’engagement.
Nous ne nous croisâmes que de rares fois la première année sur le pallier. Elle avait pris la décision de mettre tout son courage et son énergie à s’intégrer tant dans sa société que dans cette nouvelle vie. Elle partait régulièrement en voyage ou revenait tard. Lorsque cela lui était possible elle sortait pour montrer son côté dynamique, faire des rencontres, imposer sa présence comme le mètre étalon de ce qu’il fallait faire et être. Elle perdit quelques kilos cette première année. Ces yeux se creusèrent un peu mais l’art des apparences et le maquillage effaçaient ces légers moments de faiblesses. Elle tenait à montrer à tous sa solidité. Cela fonctionna elle eu rapidement une promotion. Non seulement ils chargeaient la mule mais en plus la mule en redemandait. Elle prit véritablement le visage des femmes de ce temps. Elle sélectionnait de plus en plus les personnes de son entourage, méprisant l’erreur, la faiblesse et le manque d’originalité. Tout ce qui valait à ces yeux d’être considéré était conservé, voir élevé. Le reste se retrouvait rejeté parfois même avec une grande violence.
La deuxième année se terminant elle avait fait son trou et creusé d’autres, où certains surement étaient enterrés. Les victimes de sa soif de séduction, d’ascension sociale avait dû faire des victimes qui, probablement erraient dans les rues, dans leur travail ou leur appartement en essayant de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Elle avait le don de vous emmener sur un terrain, le sien, que tous crurent solide. Lorsqu’ils se détendaient, ils étaient pris au piège. Le sol se dérobait, elle en fait, et tout s’écroulait. Elle préférait sans doute frapper la première au lieu de risquer d’être victime du sort ou de la vie. C’est à ce moment de presque stabilité dans sa vie qu’elle s’adressa pour la première fois à la compagnie des BIC.
J’imagine très bien ce qui se passa. Elle hésita un moment, cherchant des informations sur internet calculant les risques, les fonctionnements et la meilleure adresse. Elle dû se renseigner discrètement auprès de personnes ayant avouées avoir fait appel à ce type de service. Elle prit rendez-vous annonçant sa fonction et ses moyens, puis le dimanche matin suivant se lança. Elle sortie de la tour un peu plus discrètement que d’habitude, s’engagea dans la rue puis dans le métro, encore désert à cet heure. Un peu plus tard elle monta les escaliers la livrant à l’air libre et surtout à la lumière printanière. Une brise lui caressa la joue, et un rayon de soleil lui fit mettre ses lunettes. Elle prit une grande bouffée d’oxygène et se dirigea vers l’entrée d’un grand immeuble en verre. Il faisait parti d’un ensemble de trois tours placées en forme de triangle. On pouvait deviner au milieu d’eux un jardin presqu’un parc. Des branches et quelques roseaux dépassaient. Elle s’arrêta un instant, leva les yeux vers le logo de la société puis poussa la porte à battant. A la réception les hôtes d’accueil encostumés aux couleurs de la charte de la société lui lancèrent un sourire discret en même temps qu’un bonjour. Je suis Thaliae j’ai un rendez vous avec Mme Borsa. Dit-elle relativement froidement.
- Tout à fait, vous pouvez prendre l’ascenseur 2. Son bureau se trouve au 18ème étage, elle vous accueillera à votre arrivée. Bonne journée mademoiselle.
- Merci. Répondit-elle d’un ton direct
Thaliae se dirigea vers le couloir 2, déclencha l’appel de l’ascenseur qui s’ouvrit presque aussitôt. La cabine était déserte ce qui lui permit de se détendre un peu et de chasser son appréhension. Elle vérifia sa tenue dans le miroir et se retourna à l’ouverture des portes. Mme Borsa l’attendait avec un grand sourire. C’était une femme qui fut certainement très belle. Les années, les nuits blanches de travail avaient commencé à marquer son visage et plus particulièrement autour des yeux. Son tailleur gris claire avec un liserait bleu répondait à l’harmonie de ces yeux.
- Bonjour Melle Thaliae je suis, Mme Borsa, la directrice adjointe. Je m’occuperai personnellement de votre dossier. Soyez la bienvenue. Vous n’avez pas eu trop de soucis pour trouver nos locaux ?
- Bonjour, non je connais bien l’endroit
- Je vous propose de me suivre dans mon bureau, nous y serons plus tranquilles pour discuter de vos attentes que dans les salles habituelles. Souhaitez-vous boire quelque chose ?
- Un thé je veux bien
Borsa s’adressa à un homme au fond du couloir. Bob Apportez nous deux thés.
Son bureau possédait de grandes vitres qui, étant placées dans un coin de l’immeuble permettaient non seulement un éclairage naturel confortable, mais surtout une vue intéressante de la ville. Le mobilier et la décoration dans son ensemble marquait un certain raffinement et surtout un esprit moderne. Aller au plus simple au fonctionnel, limiter le surplus, l’inutile était la tendance et surtout l’esprit général de notre époque. Donc un bureau, un fauteuil malgré tout confortable, deux plus petit de l’autre côté pour accueillir collaborateurs ou clients composaient l’essentiel du mobilier dédier au travail. La table correspondait en tout point aux attentes pour ce type d’endroit et avait inondé les directions de presque tous les bureaux de direction. Le plateau était en verre. Un clavier tactile y était incrusté. Un bouton déclenchait son inclinaison pour le transformer en tableau en cas de réunion. Le reste de la surface était un vaste écran. Le lancement de l’ordinateur se faisait par la pression du pouce à un coin de la table. L’emprunte était la seule clé. Un des pieds pouvait recevoir des clés de type USB du début du siècle mais plusieurs centaines de fois plus puissante. Les autres pieds servaient d’enceinte ou d’antenne. Dans le bâtiment, quelque part, un ordinateur central suffisait pour pouvoir gérer le travail de centaines de personnes en simultané. De ce fait, plus de véritable PC, tout était centralisé. Cela avait un mérite pour les diverses directions générales, ce qui était fait dans les bureaux, restait dans les bureaux. Plus moyen d’utiliser l’ordinateur pour son intérêt personnel, tout était contrôlé.
Le reste du bureau était occupé par deux canapés et une table basse. Placés en L face au bureau, ils permettaient tout en discutant d’admirer la vue. La table basse était elle aussi fonctionnelle, et en verre, mais ne permettait de ne recevoir que les appels téléphoniques ou plus exactement visiophoniques. Pas de tiroirs, pas de rangement, depuis près de dix ans personne dans les bureaux n’avaient touché de papier. Tout étant informatisé, sauvegardé l’utilisation du papier était devenu obsolète. Les moyens de communication moderne avaient permis de protéger les forêts.
Les deux femmes prirent chacune possession d’un place, chacune dans un canapé. Bob entra, salua Thaliae, lui tendit un tasse ainsi qu’un assortiment de sachets de thé et un petit bol contenant différents types de sucre. Se retournant vers sa directrice il lui tendit le même service avec en plus du lait. Mme Borsa le remercia d’un ton plus que sérieux et le pria de les laisser. Pour mettre sa nouvelle cliente à l’aise elle entama la discussion sur des banalités presque sérieuses : travail, responsabilités, style de vie, vision de son avenir.
- Alors dites moi pourquoi êtes vous ici, que venez vous chercher et surtout trouver. Que puis-je faire pour vous.
- Une amie m’a parlé du type de service que vous procurez. Je ne cherche pas une relation durable. Je n’ai pas le temps de m’encombrer avec cela. Je cherche simplement à passer de bons moments avec quelqu’un qui pourrait me ressembler, tout du moins, dans le caractère. Je ne pense pas forcément aux relations sexuelles, simplement à une échappatoire aux relations purement professionnelles.
- Vous êtes visiblement comme la plus part de nos clientes. Rassurez vous cela concorde en tout point avec notre raison d’être. Savez-vous comment cela se passe ?
- non pas vraiment.
- C’est relativement simple. Nous allons prendre une mèche de vos cheveux. Le nombre vous appartient et de lui dépend le nombre de créations que nous pourrons faire. Ce nombre est important car comme vos cheveux poussent en permanence la caractéristique de ce que nous allons créer en dépend. Ensuite nous ferons un léger prélèvement de sang. Celui-ci dépend du nombre de cheveux que vous souhaiterez nous confier. Ceci nous permet de déterminer un nombre, ensemble d’homme BIC, que nous pourrons réaliser. Pas un de plus. Il vous faudra revenir si vous souhaitez continuer mais ils ne ressembleront pas exactement à ceux du premier prélèvement. Sachez, si cela peut vous rassurer que vous ne pourrez pas tomber enceinte si vous décider d’aller plus loin de le rapport avec ce presque homme. Rappelez-vous que nous les créerons en fonction de vos attentes. Cela sous entend que nous vous ferons passer un questionnaire. Répondez en toute tranquillité. Plus vous serez précise, relâchée, plus ce que nous créerons correspondra à vos attentes. Comme vous le constaterez c’est très simple. Je vous propose de vous laisser seule un moment, j’ai une affaire urgente à régler, ce la vous permettra de réfléchir.
- Très bien à tout de suite.
Barso disparu laissant la jeune femme à ses pensées. Comment être certaine de la confidentialité des testes. Comment être certain de ce qu’elle souhaita ? Tout cela devait s’enchainer dans sa tête. Mélange d’angoisse et de détermination poussé par le fait que d’autres en pleine ascension avaient déjà fait appel à ce service. C’était d’une certaine façon une marque supplémentaire de réussite et de croissance, elle ne pu reculer.
- Bien, alors que pensez-vous de tout cela, nous continuons ?
- Oui, je ne suis pas venu pour rien et j’apprécierai de pouvoir faire vite, je dois travaille cet après midi.
- Pas de problème, je vais appeler ma collègue Céline qui vous prendra en charge. Je vous demanderai simplement de remplir certains papiers avant et de régler l’acompte.
- Pas de problème. Voici le chèque. Laissez-moi simplement le temps de lire les documents et je les signe.
- Un dernier détail. Il vous faut définir le nombre de réplique que vous souhaitez voir développer. Comme vous le verrez en page 18 de la procédure, nous prélèverons un certains nombre de cheveux, quelques larmes et un peu de peau. Rassurerez vous c’est complètement indolore. En fonction du nombre de cheveux nous ne ferons qu’un nombre déterminé d’homme BIC. Réfléchissez bien.