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Vendredi 28 juillet 2006

Ta chambre prend des allures tropicales

Lorsque je me retrouve seul avec toi.

Tout se révèle dans un silencieux régal,

Bruits et temps s’arrêtent sous ton toit.

 

La chaleur s’est chargée d’une pesante humidité,

L’orage est passé par cette tendre nuit d’été.

Nous sommes restés dans cette intimité

Regardant les éclairs se jouer du ciel déchiré.

 

Un peu plus tard les étoiles sont revenues

Et avec elle une brise légère qui a repu

Ta peau de fraicheur appelant des baisés.

 

La lune s’est révélée, faisant un écrin

A ton sourire, un voile de tes mains.

De ces images je ne peux être blasé.

par Anderson publié dans : Poésie
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Jeudi 27 juillet 2006

Le ciel s’est obscurcit d’un coup et déjà

Il gronde et se déchire en fracas assourdissants.

Je sens ta peau, blottie, serrée dans mes bras

Toute à l’heure moite, maintenant frissonnant.

 

A l’intérieur tout est calme et tendre

Dehors je sens les éclairs fendre,

Le vent bousculer tout jusqu’au ciel.

Dans le jardin tout est déjà pelle mêle.

 

Dans la pénombre je vois délicatement perler

Dans tes creux et tes monts des goutes salées.

Dehors c’est un torrent vidant les nuages

Dans tes yeux tout est calme, un paysage

 

Serein de campagne ou tableau marin.

Je perçois ton souffle à mon oreille

Appeler un autre orage, et de tes mains

Un autre vent se renforce et m’éveille.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mercredi 26 juillet 2006

J’ai découvert une ile et à côté son ilot

J’ai trouvé une lande rare entourée d’eau.

Son sable est fin et ses vagues limpides

Il y a de l’eau douce, fraiche et rapide

 

Descendant de ses monts soyeux.

Sa forêt est parsemée de parfums discrets

Et sa prairie des herbes gardent le secret

De la vie, des chants d’oiseaux heureux.

 

J’ai parcouru cette île rapidement, discrètement

Je vais prendre le temps de la découvrir d’avantage

De parcourir sa terre comme tous ses rivages

 

Je m’installerai ensuite et cultiverai patiemment

Sa terre et ferai grandir avec attention son ilot.

J’en oublierai même où est mon bateau.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mardi 25 juillet 2006

Nous cherchons à éviter les précipices 

Les périls que notre esprit parfois effleure 

Ces lugubres, profonds et noirs édifices 

Que sont nos angoisses, nos craintes, nos peurs. 

 

Nous faisons tout pour les contourner 

Allant jusqu’aux chemins opposés, inverses, 

Pour ne jamais avoir à les affronter. 

Un jour inattendu, malgré tout, ils apparaissent. 

 

Tout ce que nous avons fait alors fut vain 

Et nous a conduit droit vers notre destin. 

Ce combat face à nous même, nous porte, 

 

Eclairant nos zones d’ombre, ouvrant les portes 

Que l’on aurait souhaité restées à jamais closes 

Des épreuves pour devenir tout ce que l’on ose.

 

 

par Anderson publié dans : Poésie
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Dimanche 23 juillet 2006

C'est d'abord une certaine vision du temps

Accepter le rythme d'où nait l'action

Savoir se découvrir impuissant au présent

Fasse à la graine sans apparentes tensions.

 

C'est deviner et avoir confiance en sa destinée

Rendant tout possible dans un avenir

Proche ou lointain sans plus aucun soupir

Et se voir réussir l'évènement tant espéré

 

C'est avoir une certaine confiance en soi

Et foi en les autres que l'on ne contrôle pas

Et se dire « après tout, pourquoi pas »

 

Lâchant ainsi prise et par sa propre expérience

Admettre la non existence du hasard

Avoir le regard positif et non hagard.

par Anderson publié dans : Poésie
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Vendredi 21 juillet 2006

Un nouveau soleil brille au dessus de Paris,

Une source de chaleur presque infinie.

La nuit, une lune éclaire la banlieue

Paris en été a le cœur chaleureux.

 

Les routes sont libres, plus de bouchons

L’itinéraire se dégage de toute hésitation.

Les volets fermés conservent la fraicheur

Dans l’ombre de ta chambre j’entends ton cœur.

 

Je devine tes formes bercées par ton souffle.

Soulevant ta couette sous laquelle j’étouffe

Je respire enfin et caresse doucement ta peau.

 

J’entends dans le matin les premiers oiseaux

Les premières lueurs s’élèvent sur ce paradis

Un nouveau soleil brille au dessus de Paris,

par Anderson publié dans : Poésie
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Vendredi 21 juillet 2006

J’ai les pieds qui me démangent,

Ils ont envi de s’envoler.

J’ai les genoux à nouveau légers

Ils veulent rester droits, en ont assez de plier

 

Si ce n’est sous une impulsion nouvelle.

J’ai l’estomac vide avec un besoin certain

De nouvelles nourritures dans d’autres vaisselles.

J’ai le cœur en bataille dans ma poitrine, à l’étroit

Depuis un mois et surtout, surtout depuis toi.

Mon nez soupir en attendant tes parfums

Mes yeux, mes oreilles sont emprunts

 

De nouveaux sons, de nouveaux horizons.

Mes mains redécouvrent mes doigts

Sous la douceur de ta peau en émoi.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mardi 18 juillet 2006

La seine, humble, serpente sans bruit

Parfois, un bateau chatouille son dos.

Les fontaines lui font un discret écho,

Puis regagnant son silence, elle s'enfuit.

 

J'imaginerai bien Paris ville d'eau

Où le fleuve serait la grande soeur

De tous les cours d'eau. Du sacré coeur

A la place de grève ce serait beau

 

De voir couler, fontaines et ruisseaux,

De pouvoir naviguer dans les rues du marais,

De voir des pêcheurs lancer leurs filets

Rue du Bac ou place André Malraux.

 

De tous ses monts naitraient des chutes.

Du mont Valérien jusqu' aux buttes,

On pourrait voir des colonnes d'argent.

J'imagine Paris encadré par des géants.

 

L'avenue des Pyrénées serait un canal,

Un nouveau Nil vers le zoo de Vincennes.

Il le ressusciterait sans aucune peine

Le rocher devenant un gigantesque fanal

 

Guidant chacun vers cette nouvelle capitale.

Enfin, du treizième en rizière, de ses autos

En sampans, j'achèverais le tableau

De Paris devenu une Venise très idéale.

 

Paris la ville de toutes les lumières

Paris la ville de tous les amours

Enfin ville où l'eau coule l'année entière

On en trouve aujourd'hui à chaque détour

 

Tout au long de l'année l'eau coule à foison

Une perte, un abus sans beaucoup de raison

Partout dans paris s'évapore une reine

Dans les caniveaux coule la Seine.

 

 

 

par Anderson publié dans : Poésie
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Lundi 17 juillet 2006

Au milieu d’une vallée ondule un serpent,

Une rivière qui met le temps en suspension.

Presque fleuve, elle circule, entre champs,

Forêts et maisons avec un brin affection.

 

A Argenton elle ralentit et prend son temps

Comme pour profiter des vieilles maisons.

Sous le pont en pierre elle passe en chantant.

Son eau illumine en été les quelques voyageurs,

 

Les vacanciers, les pécheurs de sa fraîcheur.

Ses reflets d’argents parsemés d’émeraudes

Sertissent la perche et le brochet qui rode.

 

Renards et blaireaux s’y désaltèrent la nuit.

Les oiseaux s’y baignent sans un bruit

Puis s’envolent suivant le courant qui fuit.

par Anderson publié dans : Poésie
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Lundi 17 juillet 2006

Cachée sous une feuille, d’un rouge éclatant

La dernière fraise de cet été m’attend.

Son rouge insolent inonde tout le jardin.

Elle était la seule qui, depuis tôt ce matin,

 

Capturé la chaleur et la lumière du jour

Que le mur gris et les feuilles vermeilles,

Exhalèrent pour cet ultime fruit porteur de merveilles.

 

Je la dégageais délicatement de son écrin,

Elle inonda mes doigts de douceur et de parfum.

L’approchant de mes lèvres, mon nez fut pris

 

Dans de tout ce qui en fit incomparable fruit.

Mordant délicatement elle m’envahit tout entier

L’espace d’un instant je devins un fruit d’été.

par Anderson publié dans : Poésie
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