Poésie

Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 17:36

Une guitare raisonne dans ma mémoire

Une guitare sonne loin dans le noir

Proche de l’oublie, elle caresse un duo

Danseurs éperdues de tango. 

 

Un bandonéon parcourt ma colonne vertébrale

Comme la course d’une dentelle pâle

Portée par le rythme d’une brise fugace.

Un bandonéon écaille ma carapace.  

 

Des mains sur un piano glissent en caresses

Comme sur la joue d’un enfant.

Un air tendre et presqu'entrainant, 

 

Emprunt d’une légère liesse,

S’élève dans la pièce silencieuse

Rappelant les heures heureuses.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 23:59

Les apparences sont toujours trompeuses

Et ne servent que les attitudes peureuses.

Le décor ne vaut que pour soutenir

Ce qui à su auparavant grandir, aboutir.

On peut chercher à suivre les modes

Accepter les décisions comme des lois

La personnalité disparaît aussi sous la soie.

Un vêtement n’est pas l’image de notre moi.

Il faut dépasser les apparences et les images

Il faut chercher au fond de soi en sage

Ce qui se tient face à notre regard.

Chacun à droit à tous nos égards

Les apparences ne marquent aucun présage

Laissons les rencontres au chois du hasard.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mercredi 20 septembre 2006 3 20 /09 /Sep /2006 11:13

Le bitume noir luisant défile

La route est connue, facile

Malgré la pluie tout s’enchaîne

Plutôt tranquillement. Je me promène

 

En deux roues il faut être prudent

Même lorsque rien ne gène apparemment

Il faut suivre le noir et le blanc

Des bandes faites pour les passants.

  

Quel abruti a d’ailleurs inventé

Cette colle, ce revêtement plastifié

On peut dire que c’est résistant

  

Mais bon dieu que cela glisse

Je ne roulais pas vite pourtant

Genoux et dos s’en souviendront longtemps.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /Sep /2006 01:46

Cela commence par un rien, un vide, une absence

Cela se prolonge dans le temps pour atteindre

Par les oreilles, le cœur ou l’âme, cette substance

Qui vibre lorsqu’un individu veut étreindre

 

Alors qu’il n’y a absolument plus personne.

Il y a deux silences : le premier disparait

A chaque que fois qu’on le nomme

Le deuxième, profond, est tapi à jamais.

 

Rien ne pourrait adoucir son omniprésence

Si ce n’est de doux soupirs, d’amoureux baisés,

L’instant magique de la nuit et d’une danse.

 

L’autre est souhaitable pour se reposer,

Méditer, atteindre le vide de l’esprit

Les deux silences sont nécessaires à la vie.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /Sep /2006 23:48

Est-ce une petite maison tranquille,

Un appartement neuf aux murs gris ?

Est-ce dans une autre dimension parallèle

Faite des dessins, photos et textes que j’écris ?


Le lieu importe t-il vraiment ?

Sont-ce les gents et éléments

Le composant qui lui donnent au contraire

Toute la substance à mon univers ?


Est-ce le résultat de la lutte

Entre mon imaginaire et la dure réalité

Comme autant d’aspirations inachevées


Faisant dans un bouillonnement une hutte

Ou au mieux quelques pants de murs

Mon univers serait-il un murmure ?

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /Sep /2006 22:41

La rentré est là et avec elle les chariots

De souvenirs, de chaleurs et de marmots

Portant leurs cartables beaucoup trop gros.

Certains sourient, un peu perdus ou gênés

 

D’autres, encore endormis espèrent rêver

Ou cauchemarder faisant une drôle de tête.

Un goût amer semble s’être assis dans l’ivoire

De leur bouche encore pleine de cris à tue tête.

 

Ils regardent aux alentours cherchant un repère

Un camarade de jeu peut être un compère

Avec lequel partager les souvenirs d’été.

 

Mais la cloche bientôt résonne dans l’air

Une année commence et tous se mettent en rang.

Dans un dernier soupir, tous prennent leur cran.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /Sep /2006 10:03

Adieux tabac, adieux cigarettes et fumées

Adieux les volutes de brumes célestes

Et mal odorantes qui venaient chatouiller

Mes narines et mon palais dans ce fameux geste.

 

Adieux ce sublime moment où vient le café,

Lorsque l’estomac bien lourd réclame

Pour clore un festin majestueux une bouffé

Et compléter des douceurs toute la gamme

 

Adieux donc le matin la bouche pâteuse

Ce goût de rat crevé aux heures douteuses

Des soirées prolongées jusqu’au matin.

 

Bonjour le retour du souffle et des parfums

Bonjour les kilos et la sensation de faim.

Il paraît qu’arrêter c’est pour mon bien.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Lundi 11 septembre 2006 1 11 /09 /Sep /2006 10:47

Ce n’est pas une demeure de style bourgeois

Ni un château aux murs trop élevés et grisâtres.

Ce serait plus une petite maison faite de bois

Avec un salon et au centre un doux âtre.

 

De larges fenêtres ouvriraient sur un étang

Ou sur une forêt selon leur emplacement.

Il y aurait quelques chambres et un grenier

Où mettre les souvenirs des années passées.

 

Dans la cave reposeraient quelques flacons

Pour émerveiller les repas pris entre amis.

En été la grande table mise sur le balcon

Offrirait un lieu de calme et d’énergie.

 

Pour la sieste quelques hamacs suspendus

Permettraient de bercer les ventres trop repus.

En hiver, la neige dissimulant la verdure

Couvrirait l’ensemble jusqu’à la toiture.

 

Au passage des enfants des bonshommes

Au nez de carotte avec des bras de branches

Emergeraient du sol au niveau des hanches.

Leurs yeux amusants seraient faits de pommes.

 

Le printemps découvrirait quelques barques

Qu’il faudrait réparer pour la saison d’été.

L’automne en délicates joutes colorées

Apaisera les chaleurs du ciel qui craque.

 

Au printemps lorsque les fleurs auront pointé

Leurs premières couleurs vers les nuages,

Au milieu de ce paradis discret et feutré

Nous garderons le lieu en prince ou en sages.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Vendredi 8 septembre 2006 5 08 /09 /Sep /2006 09:54

Nombreux furent les visiteurs et trop souvent 

Dans ces couloirs semblables à ceux d'un couvent, 

Accourant sus à une messe ensanglantée. 

Des amateurs de combats, de jeux de massacres,  

 

À ceux des taureaux noirs et rouges que l'on sacre, 

Bénirent des géants, des héros sacralisés 

À grands coups de glaives ou bien d'épées 

Les gradins conservent avec l’usure les traces  

 

De leurs grandes cohues, cris et tohu-bohu. 

Aujourd’hui encore, comme échos du passés 

Résonnent dehors et dans les couloirs tamisés. 

Dans la boue rouge, un magnifique taureau fourbu  

 

Pleure sa verte campagne et ses heures paisibles. 

Le soleil enflammant de lumière son habit 

Le matador salue la foule de belles éblouies. 

Leurs petits mouchoirs blancs claquent en linceul risibles.  

 

La poussière et le sable collent à son museau. 

Le souffle court, ralentissant laisse échapper 

Ce qui lui reste de vie dans le sang et l’eau. 

Ce soir l’homme deviendra un artiste sacré. 

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /Sep /2006 17:11

Ils deviennent une horde presque sauvage

S’entassant au feu rouge de la cité.

Chaque jour leur nombre est augmenté

Circulant partout dans le paysage.

 

Sur leur fier destrier, les cheveux au vent,

Ils s’enivrent de vitesse, goût de liberté

Ultime sur l’étroitesse des routes illuminées.

Lorsque l’air, dans le casque s’engouffrant,

 

Siffle, vibre et prend vie, l’homme sourit.

Il a l’impression, enfin, de s’envoler.

Plus besoin de fer pour rester accrocher

 

Au sol mais de la simple gomme leur suffit.

Ils se dépêchent comme s’ils étaient en retard

Que peut bien presser ces bandes de motards ?

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 16:45

C’est au fond du parc où se trouve mon ile.

Quelques roseaux et trois arbres inondent

A eux seul le sol où pousse le persil

Pour nourrir les lapins qui y abondent.

 

De part et d’autre deux bras de rivière

Encadrent de tranquillité mon anse de repos

Parfois une mésange chante de la clairière

Qui s’étend loin au-delà des routes d’eau.

 

Un héron parfois occupe le petit espace

Cherchant l’ablette et les discrets gougeons

Dans le plus haut arbre niche un rapace

 

Ses petits naitront avec les verts bourgeons.

Je visitais ce petit bout d’ile il y a longtemps

Certains jours cherchant la solitude un moment.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 23:19

La crête des montagnes attrape les nuages.

Leur course freinée diminue le paysage.

Le ciel se couvre et la roche devenant sombre

Attire l’orage, secoue les cimes et cache leur ombre.


Les grands arbres s’animent, leur vert en noir

Est une armée prête pour un combat dérisoire.

Repousser l’assaut de ce voile pour que le blanc

Renaisse du gris et libère le bleu avant la nuit.


Ces grands bras tirant vers la roche en rang,

Captent parfois l’amas de coton désuni.

Ils étirent alors en cheveux doux et diaphanes

Le spectral nuage d’où geint la froide pluie.


Partout le ciel en défense jette ces lianes

Translucides, formant ruisseaux et torrents.

Ils cherchent à déraciner tous ces combattants

En jetant la montagne dans lacs et océans.


L’écho témoigne de la bataille, jetant

Dans la vallée l’éclaire et le ciel tonne.

Les nuages du noir au gris frissonnent.

Le vent en courroux disperse les victimes


Les feuilles virevoltent du lac aux cimes.

Là bas un premier rayon de soleil transperce

Le plafond, encourageant les arbres qui se dressent

Au bord de l’eau et l’encre devient mercure.


Bientôt les percés se feront légion et la falaise

Laissera passer la cavalcade de plume à son aise.

Bientôt le ciel se couvrira d’un bleu presque pur.

Le soleil le teindra de mauve et de rouge flamboyant.


Leurs bords se couvriront d’un fil doré

Les cimes, les roches d’une lueur douce rosée.

J’imagine une biche au regard apaisé

Plonger son regard dans le bleu du lac argenté.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 23:11

Les gares ne sont que des lieux de passage.
Ils doivent le rester parmi nos paysages.
Je suis resté un certain temps, assis,
Regardant passer les voyageurs pressés :

Les mères tirant les enfants trainant les poupées,
Les pères, fores aux valises et aux sacs trop lestés,
Les jeunes couples plus ou moins inspirés,
Se touchant, se frôlant, s’enlaçant, s’embrassant, 

Les vieux couples, pressés d’arriver, regardant
L’autre puis le tableau, l’autre et les panneaux.
Par moments réguliers, des annonces lancent le départ
D’une course aux rames ou précisant les retards. 

Alors les soupirs, les colères, les regards bedeaux
Se font entendre et enrichissent la musique des fers.
Tout est métal noir, gris ou vert mêlé de pierres.
Des enfants tournent en ronde autour des parents

Une jeune femme, un jeune homme attend
Son sac entre les jambes, le train qui, enfin
L’emmènera vers quelques uns des siens.
A moins qu’il ou elle n’aille rejoindre 

Sa ou son amoureux en hâte de l’étreindre.
Tout cela fourmille presque machinalement.
Il y a aussi des séparations, presque des adieux
Qui se lisent en pleurent aux creux des yeux.

Ce sont les égarés qui livrent aux froids serpents
L’autre à la distance mangée par le wagon.
Ils font durer cet instant sur le bord du ponton
Sur le quai ou sur la marche, ils s’accrochent

Au train de leur vie qui les arrache à leur proche
Et bientôt la voie vide pèsera de tristes reproches
De possibilités inaccomplies, de rêves inachevés.
Celui qui reste redescend sur la terre de bitume

La tête basse, le cœur ferraillé d’amertume.
Il ou elle retourne à la ville pour s’y noyer
Espérant un demain comme un hier retrouvé.
Pendant des heures j’ai regardé cette danse 

Où les voyageurs comme des ombres
Courent, paniquent ou volent en trombe
Vers un horizon, un ailleurs sans silence.
Ils semblent fuir la ville ou une vie trop vagabonde. 

Certains cependant demeurent d’éternels spectateurs
Ils resteront à jamais privés de cette étrange ronde
De cette frénésie collective des départs et des arrivées
Des rendez-vous dont chacun fut un jour acteur.

Ce sont les voyageurs statiques tristement attachés
Aux murs de la gare, devenus gris sans rien faire.
Ce sont les ombres, aux regards vides de tout horizon
Qui ne possèdent pour billet que le fond d’un flacon. 

Il ne faut pas s’arrêter dans les gares sans le vouloir
Et même ce sentiment paraît sans raisonnement
Sans justification qui ne soit autrement que dérisoire.
S’arrêter dans ces couloirs sauf pour un moment

C’est à jamais s’asseoir sur une vie pleine d’espoir
Sur une action dont on deviendrait le chef de train.
La vie est un train sans rail qui peut voyager
Là où l’âme et le cœur trouvent l’énergie pour rêver.

Un déraillement parfois cause un profond désarroi
C’est une montagne qu’il faut alors contourner
Ou creuser en tunnel, se faire petit et passer.
Souvent mon train a heurté d’abruptes parois.

Les gares ne sont que des lieux de passage.
Ils doivent le rester parmi nos paysages.
Je suis resté un certain temps, assis,
Mais l’espoir a fonctionné et je suis reparti.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 22:50

A Evian de grandes voiles blanches étirent leurs ailes

La caravelle, sans heurt, éclabousse de lumière

L’ondulation sombre reflétant le triste ciel.

Elle se meut comme un signe, une chimère

 

Et lentement glisse comme la prière solennelle,

De l’humble chevalier face à l’obscur orage d’été.

Ses lames, blanc ivoire, appellent, jaune cramé

L’herbe fine dansante du pré en parcelle.

 

Le vert de la forêt remémore les arbres et à bord,

La coque, les souvenirs d’ombres végétales décimées.

Comme perdue, la barque au milieu de l’eau douce

Espère les embruns et l’accueil des petits ports,

 

Les marées et les vagues des grands courriers.

Jamais il ne les verra car la terre le repousse.

Ce navire au potentiel glorieux, ce Nelson

Est épris d’un écrin, la forêt l’emprisonne.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 22:47

J'ai retrouvé celui là dans mes vieux papiers.

 

Au jour du linceul

Où ma chaire quittera les os,

Que garderai-je, seul

Si ce n’est, sous ma peau

 

Le souhait d’un cœur juste.

Alors que, mon cerveau s’affaissera

Mon esprit sortant par mon buste

Traversera les dimensions, s’élèvera

 

Pour retourner au néant, dissolu

Dans l’immensité universelle,

Absorbé par l’unité plurielle.

 

Je serai une fois de plus perdu

Mais surtout tranquille

Plus à vivre d’idile.

 

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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