Poésie

Jeudi 10 août 2006 4 10 /08 /Août /2006 10:21

J’aime la rose qui fleurit dans mon jardin

J’aime ses délicats pétales et son parfum

Emprunt de douceur et d’éclats de rires

Ces échos de cristal naissant par ton sourire.

 

J’aime ton petit espace vert parsemé de pétales

Que le vent par moment fait danser en rondes

Lentes et régulières comme le chant des cigales.

C’est une douce musique alors qui m’inonde

 

J’aime les mures au teint rouge ou noir

Au goût sucré et légèrement acidulé

Elles sont semblables à tes lèvres et tes baisés.

 

Enfin j’aime les arbres qui se dressent en miroir

De tes yeux dès qu’un chaleureux rayon de soleil

Traverse leur feuillage et leurs fruits vermeils.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mercredi 2 août 2006 3 02 /08 /Août /2006 02:33

Je vais garder les parfums de tes embruns

Tout au long de ma traversée solitaire.

Je vais conserver les souvenirs de tes mains

Jusqu'à ce que mon navire touche terre.

 

La coque fend les vagues, vers la lune

Elle s’élève chevauchant ces dunes

Qui s’étendent à perte de vue, sans fin.

Je te devine dans ces formes au matin

 

Comme une sirène qui, me séduisant

Par mes rêves, m’appelle vers les abysses.

Je sais les boutes, écoute se tendre les drisses

 

Et jette mon navire sus à l’horizon tremblant

Là bas ton atoll m’attend et sur cette plage

Un avenir maculé de soleil, de sable blanc.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 02:42

Tel le marin je repars sur mon bateau.

Les flots lumineux me guident en chemin.

Loin de toi, je garde le sel de ta peau

Sur ma langue et le feu de mes mains.

 

Des vagues, suaves, se couvrent d’embruns

Parsemées de lumières et de filaments.

Une danse d’étoiles, dans le firmament

Réveille dans ma mémoire, ton jardin.

 

Le silence, enfin, et le souffle du vent

Evoquent tant de brises en tes lèvres

Alors que dans mes bras, tendrement

 

Tu t’endormais comme sur une grève.

Tel le marin je repars sur mon bateau.

Mais demain je reviendrai très tôt.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 09:56

Il fait chaud, ta peau est moite et luisante

Comme à la sortie d’une douche brulante.

Je la vois drapée de parures de diamants

Pour ton cœur nacré et ta bouche rubis.

 

Comme Eve vêtue de son plus bel habit,

Tu marches vers moi, séduisant serpent.

Le temps en suspend saisi mon sang

Alors que délicatement mes mains s’apprêtent

 

À te servir de douce serviette.

Dans le soir un oiseau chante appelant

Une brise et un peu de fraicheur.

 

Un chat lui répond, fantôme ondulant.

Reprenant cette dance te voilà, glissant

Dans l’ombre, vers ma propre chaleur.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 00:05

Ta chambre prend des allures tropicales

Lorsque je me retrouve seul avec toi.

Tout se révèle dans un silencieux régal,

Bruits et temps s’arrêtent sous ton toit.

 

La chaleur s’est chargée d’une pesante humidité,

L’orage est passé par cette tendre nuit d’été.

Nous sommes restés dans cette intimité

Regardant les éclairs se jouer du ciel déchiré.

 

Un peu plus tard les étoiles sont revenues

Et avec elle une brise légère qui a repu

Ta peau de fraicheur appelant des baisés.

 

La lune s’est révélée, faisant un écrin

A ton sourire, un voile de tes mains.

De ces images je ne peux être blasé.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 /07 /Juil /2006 02:39

Le ciel s’est obscurcit d’un coup et déjà

Il gronde et se déchire en fracas assourdissants.

Je sens ta peau, blottie, serrée dans mes bras

Toute à l’heure moite, maintenant frissonnant.

 

A l’intérieur tout est calme et tendre

Dehors je sens les éclairs fendre,

Le vent bousculer tout jusqu’au ciel.

Dans le jardin tout est déjà pelle mêle.

 

Dans la pénombre je vois délicatement perler

Dans tes creux et tes monts des goutes salées.

Dehors c’est un torrent vidant les nuages

Dans tes yeux tout est calme, un paysage

 

Serein de campagne ou tableau marin.

Je perçois ton souffle à mon oreille

Appeler un autre orage, et de tes mains

Un autre vent se renforce et m’éveille.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 10:57

J’ai découvert une ile et à côté son ilot

J’ai trouvé une lande rare entourée d’eau.

Son sable est fin et ses vagues limpides

Il y a de l’eau douce, fraiche et rapide

 

Descendant de ses monts soyeux.

Sa forêt est parsemée de parfums discrets

Et sa prairie des herbes gardent le secret

De la vie, des chants d’oiseaux heureux.

 

J’ai parcouru cette île rapidement, discrètement

Je vais prendre le temps de la découvrir d’avantage

De parcourir sa terre comme tous ses rivages

 

Je m’installerai ensuite et cultiverai patiemment

Sa terre et ferai grandir avec attention son ilot.

J’en oublierai même où est mon bateau.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 25 juillet 2006 2 25 /07 /Juil /2006 16:31

Nous cherchons à éviter les précipices 

Les périls que notre esprit parfois effleure 

Ces lugubres, profonds et noirs édifices 

Que sont nos angoisses, nos craintes, nos peurs. 

 

Nous faisons tout pour les contourner 

Allant jusqu’aux chemins opposés, inverses, 

Pour ne jamais avoir à les affronter. 

Un jour inattendu, malgré tout, ils apparaissent. 

 

Tout ce que nous avons fait alors fut vain 

Et nous a conduit droit vers notre destin. 

Ce combat face à nous même, nous porte, 

 

Eclairant nos zones d’ombre, ouvrant les portes 

Que l’on aurait souhaité restées à jamais closes 

Des épreuves pour devenir tout ce que l’on ose.

 

 

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Dimanche 23 juillet 2006 7 23 /07 /Juil /2006 02:26

C'est d'abord une certaine vision du temps

Accepter le rythme d'où nait l'action

Savoir se découvrir impuissant au présent

Fasse à la graine sans apparentes tensions.

 

C'est deviner et avoir confiance en sa destinée

Rendant tout possible dans un avenir

Proche ou lointain sans plus aucun soupir

Et se voir réussir l'évènement tant espéré

 

C'est avoir une certaine confiance en soi

Et foi en les autres que l'on ne contrôle pas

Et se dire « après tout, pourquoi pas »

 

Lâchant ainsi prise et par sa propre expérience

Admettre la non existence du hasard

Avoir le regard positif et non hagard.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 15:28

Un nouveau soleil brille au dessus de Paris,

Une source de chaleur presque infinie.

La nuit, une lune éclaire la banlieue

Paris en été a le cœur chaleureux.

 

Les routes sont libres, plus de bouchons

L’itinéraire se dégage de toute hésitation.

Les volets fermés conservent la fraicheur

Dans l’ombre de ta chambre j’entends ton cœur.

 

Je devine tes formes bercées par ton souffle.

Soulevant ta couette sous laquelle j’étouffe

Je respire enfin et caresse doucement ta peau.

 

J’entends dans le matin les premiers oiseaux

Les premières lueurs s’élèvent sur ce paradis

Un nouveau soleil brille au dessus de Paris,

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 15:13

J’ai les pieds qui me démangent,

Ils ont envi de s’envoler.

J’ai les genoux à nouveau légers

Ils veulent rester droits, en ont assez de plier

 

Si ce n’est sous une impulsion nouvelle.

J’ai l’estomac vide avec un besoin certain

De nouvelles nourritures dans d’autres vaisselles.

J’ai le cœur en bataille dans ma poitrine, à l’étroit

Depuis un mois et surtout, surtout depuis toi.

Mon nez soupir en attendant tes parfums

Mes yeux, mes oreilles sont emprunts

 

De nouveaux sons, de nouveaux horizons.

Mes mains redécouvrent mes doigts

Sous la douceur de ta peau en émoi.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mardi 18 juillet 2006 2 18 /07 /Juil /2006 23:22

La seine, humble, serpente sans bruit

Parfois, un bateau chatouille son dos.

Les fontaines lui font un discret écho,

Puis regagnant son silence, elle s'enfuit.

 

J'imaginerai bien Paris ville d'eau

Où le fleuve serait la grande soeur

De tous les cours d'eau. Du sacré coeur

A la place de grève ce serait beau

 

De voir couler, fontaines et ruisseaux,

De pouvoir naviguer dans les rues du marais,

De voir des pêcheurs lancer leurs filets

Rue du Bac ou place André Malraux.

 

De tous ses monts naitraient des chutes.

Du mont Valérien jusqu' aux buttes,

On pourrait voir des colonnes d'argent.

J'imagine Paris encadré par des géants.

 

L'avenue des Pyrénées serait un canal,

Un nouveau Nil vers le zoo de Vincennes.

Il le ressusciterait sans aucune peine

Le rocher devenant un gigantesque fanal

 

Guidant chacun vers cette nouvelle capitale.

Enfin, du treizième en rizière, de ses autos

En sampans, j'achèverais le tableau

De Paris devenu une Venise très idéale.

 

Paris la ville de toutes les lumières

Paris la ville de tous les amours

Enfin ville où l'eau coule l'année entière

On en trouve aujourd'hui à chaque détour

 

Tout au long de l'année l'eau coule à foison

Une perte, un abus sans beaucoup de raison

Partout dans paris s'évapore une reine

Dans les caniveaux coule la Seine.

 

 

 

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /Juil /2006 17:27

Au milieu d’une vallée ondule un serpent,

Une rivière qui met le temps en suspension.

Presque fleuve, elle circule, entre champs,

Forêts et maisons avec un brin affection.

 

A Argenton elle ralentit et prend son temps

Comme pour profiter des vieilles maisons.

Sous le pont en pierre elle passe en chantant.

Son eau illumine en été les quelques voyageurs,

 

Les vacanciers, les pécheurs de sa fraîcheur.

Ses reflets d’argents parsemés d’émeraudes

Sertissent la perche et le brochet qui rode.

 

Renards et blaireaux s’y désaltèrent la nuit.

Les oiseaux s’y baignent sans un bruit

Puis s’envolent suivant le courant qui fuit.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Lundi 17 juillet 2006 1 17 /07 /Juil /2006 12:16

Cachée sous une feuille, d’un rouge éclatant

La dernière fraise de cet été m’attend.

Son rouge insolent inonde tout le jardin.

Elle était la seule qui, depuis tôt ce matin,

 

Capturé la chaleur et la lumière du jour

Que le mur gris et les feuilles vermeilles,

Exhalèrent pour cet ultime fruit porteur de merveilles.

 

Je la dégageais délicatement de son écrin,

Elle inonda mes doigts de douceur et de parfum.

L’approchant de mes lèvres, mon nez fut pris

 

Dans de tout ce qui en fit incomparable fruit.

Mordant délicatement elle m’envahit tout entier

L’espace d’un instant je devins un fruit d’été.

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /Juil /2006 19:27

Sentir ton souffle au creux de mon épaule

Sentir ton parfum tout autour de moi

Surtout réussir à m’endormir près de toi

En plaçant la couette sur tes épaules.

 

Dormir pour rêver, rêver d’un devenir

D’un avenir à deux et surtout trois

Développer des horizons plus jamais étroits

Dormir suspendu et rêvant de tes soupirs.

 

Somnoler peut-être, plus simplement

Pour goûter chaque instant de ta présence

Pour respirer chaque douceur, tendrement,

 

De ta peau avant ton indésirable absence.

Alors je m’endormirai, encore, pour ressentir

Cet instant avant de te laisser partir

Par Anderson - Publié dans : Poésie
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