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Lundi 5 juin 2006

Je suis étendu, immobile, les yeux clos

Sur ce monde insensible, les bras le long

Du corps, j’aspire, allongé sur le dos

Au repos, comme coulé dans le plomb. 

 

Plus rien ne bouge, même mon esprit

S’est figé, le drap jeté sur moi

Est mon unique couverture, sans plis.

J’abandonne dans ce sommeil mes émois.  

 

Les rêves que je fais sont les miens.

Je les garderai au plus profond du cœur.

Ils seront , de ce sommeil le pain, 

 

De cette nouvelle vie absente de peurs.

Je dors du sommeil profond et éternel

Maintenant vous pouvez utiliser vos pelles.

par Anderson publié dans : Poésie
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Dimanche 4 juin 2006

 

Certaines nuits où s’allument les étoiles

Paraissent deux lumières inhabituelles,

Deux jumelles cachées par d’invisibles voiles.

Ces fées visitent souvent ma triste ruelle.

 

Un appareil silencieux et sombre les suit

Tel un délicieux fantôme hantant de leurs pas,

Quittant les ombres, doucement quittent la nuit

Approchant la lumière elle quitte le trépas.

 

Ce miracle est une renarde égarée

Qui, comme un paisible rêve, parcourt ma nuit.

Sa grâce nocturne est une belle apprêtée

Pour frôler sensuelle, ce songe qui fuit.

 

Elle fixe alors ses yeux à travers mon corps

Y découvrant mon rêve elle m’invite à la suivre

En tournant sa tête. Pour me jeter son sort,

Elle fixe ses montagnes dont on me prive.

 

Alors que j’avance elle recule, se dérobe,

Comme une séductrice je ne vois que sa robe

Glissant dans cette nuit tiède et humide.

Dans sa danse, se lève un museau timide.

 

Elle interroge chaque geste que je fais

Je la regarde guettant  pour son plaisir

Son invitation pour m’abandonner ou fuir

Vers ses douces montagnes, ses profonds sommets.

 

Le jeu, alors que sa fourrure reluit

S’accélère vers la fin de la nuit.

La rosée commence doucement à perler

La renarde, avec le jour, songe à s’en aller.

Les lueurs de l’aube, péniblement m’éveille

Avec mon songe, la douce d’un clin de l’œil

S’évanouit avec les brumes de mon sommeil

Entourée d’un allo, elle passe mon seuil.

J’aimerais être certain de la retrouver

Demain sur la route des mes rêves étoilées.

Mais je ne dois rien chercher pour être sur

Qu’au soir, elle viendra doucement caresser

 

Le mur de mon sommeil et tendrement jouer

De sa fourrure fauve sous la bougie.

Ses yeux courront de nouveau sur moi se planter

Echauffant tous mes sens plus qu’un fer rougi.

par Anderson publié dans : Poésie
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Samedi 3 juin 2006

  

Elle est tracée par le destin, cette glissade.

Sur ce chemin sans fin, la vie en promenade

Tendrement nous pousse droit vers ce précipice.

Vers cette verte vallée, lentement, on glisse.

 

Au milieu coule, par de lumineux éclats,

Une rivière emplie par de merveilleux rêves.

La pente nous y pousse, mais on se débat.

La vallée nous attire vers une paisible grève

 

Où nous attendent, peut-être, nos chers disparus,

Les réponses à toutes ces questions, à nos vécus

Nos illusions et nos succès emplis de vanités.

 

Elle nous pousse vers toutes nos vérités

Que nous devons découvrir pour retrouver

Une autre douce pente, vers où glisser.

 

 

 

par Anderson publié dans : Poésie
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Mardi 30 mai 2006

Je connaissais un jardin qui se parsemait de rosée

Aux premiers rayons de soleil éclatés.

Les grands arbres jetaient leur ombre noire

Sur l’herbe grisonnante reflétant la lumière

 

En une multitude de minuscules miroirs.

L’hiver, une légère brume caressait doucement

Ces perles de chapelet comme pendant la prière.

L’été, le vert clamait haut et ardemment

 

Face à la chaleur des jours sans vent,

Par l’attention du jardinier, la douceur du courant

Du maigre filet d’eau dans la rivière,

 

La fraiche tranquillité conservée.

A l’automne il se couvrait de doré

Qui, au printemps, devenait argenté.

par Anderson publié dans : Poésie
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Lundi 29 mai 2006

Si les yeux sont la porte de l’âme

Le cœur en est la clé faite de charmes

Si l’âme est un roman, le regard sa couverture.

Le cœur est le sommaire quasi infini

 

D’une grande histoire faite de ratures.

J’ai contemplé un regard bouleversant

Tellement que m’ont cœur en fut ébloui.

Un regard de femme si enflammant,

 

J’ai cru trouver le plus merveilleux roman.

Mais les yeux sont parfois trompeurs

Et l’âme, parfois, un mauvais joueur.

 

Le roman n’était qu’une jolie fable

Trop courte pour devenir un bonheur

Des brouillons sur le coin d’une table

par Anderson publié dans : Poésie
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Lundi 29 mai 2006

 

J’aime le vent, le vent rageur

Celui qui souffle au fond des cœurs.

J’aime ce souffle, ce souffle chaud

Qui sculpte les dunes et ton dos.

 

J’aime les eaux, les chutes d’eaux

Qui gravent avec douceur ta peau

Et éclaboussent par ton sourire

Tes yeux, ta bouche et tes soupirs.

 

J’aime le feu et toute la chaleur

Qui grandit dans mon cœur

A chaque fois que mes yeux te voient

 

A chaque fois que j’entends ta voix.

Tous ces éléments ont fait naitre l’amour

Tous ont disparu, hélas, un jour.

par Anderson publié dans : Poésie
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Lundi 29 mai 2006

J’aime Odéon

 

J’aime Odéon cette bouche aux milles surprises

J’aime ce métro qui souffle l’avenir et les espoirs

Des couples, des amitiés heureuses de se revoir.

Tout s’exprime par des sourires qui s’irisent

 

De rires, de baisés et de joie.

Comme chacun je fais les cents pas

Au pied du grand homme de la nation.

Je t’attends le sujet merveilleux de ma passion.

 

J’aime Odéon parce que je t’attends

Et que nous avons une nouvelle à annoncer.

Je suis heureux car notre amour s’étend

 

Et prend racine dans ce sol ensoleillé.

Mais un nuage est passé, s’est étendu

Au dessus de toi qui n’est pas venue.

 

par Anderson publié dans : Poésie
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Mercredi 24 mai 2006

La petite chapelle

 

Dans la montagne, à flanc de coteaux

J’ai croisé le chemin, la course d’un ruisseau.

Plus haut, parmi les herbes hautes

Attendait sans bouger une chapelle

 

Perdue, seule, étonnante sans fidèles.

Une marmotte me servit d’hôte.

Le soleil de midi écrasait les monts

A l’ombre de l’autel j’entendais un sermon.

 

Cela commença par la cloche d’une vache

Un bucheron répondit avec sa hache.

Le sifflement de la marmotte interrompit

 

La dissipation causée par ce bruit.

Quittant son ombre l’aigle en balance

Entama le prêche du silence.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mardi 16 mai 2006

Mes amours

 

Mes amours sont comme le service militaire

Je passe avec succès les fameux 3 jours.

J’ai ma convocation pour un roman d’amour

J’ai même reçu des feuilles de route par les aires.

 

Ma seule affectation est celle des réformés.

A chaque fois je suis démobilisé.

Mes amours sont comme un régiment

Qui a réussi tous les entrainements.

 

Paré pour le combat il attend le moment

De prouver la valeur de son engagement.

Un fois sur le terrain les soldats sont seuls

La plaine est déserte jonchée de linceuls

 

Vides, posés à même la terre en pagaille

En guise de manœuvre c’est de la manipulation

Le régiment attend alors sa démobilisation.

Mes amours sont des soldats de paille.

 

Trop peu nombreux pour former une armée

Leur seule mission est de protéger un champ,

Petit, de quelques mètres à peine carrés.

Où ne pousse que des champignons, rarement

 

Mes amours ne connaissent des conflits ridicules

Que l’infirmerie et les tables d’opérations

Et ses courriers ne sont que points et virgules

Mon cœur est un soldat battu par les passions.

par Anderson publié dans : Poésie
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Vendredi 12 mai 2006

Le sang d’un dieu 

 

Les fils de Bacchus ont conservé le secret

De ce sang nourricier, troubadour en leur palais.

Il chante à leur esprit, nageant dans les limbes

Sur le doux souffle de sa flute, guilleret. 

 

Ils flottent au milieu des flots chaleureux

Comme un dauphin près des îles, saoul mais heureux,

C’est une troupe de voltigeurs des hauts fonds

Qui ne se découvrent que lorsqu’ils sont ronds. 

 

Ce sang divin se trouve dans mon verre

Ce troubadour céleste c’est le vin.

J’aime son chant qui raconte la terre 

 

J’aime sa musique calme, chaude en son sein

Décrivant les labeurs des mystérieux lutins

Qui l’on créé, secrètement un frais matin.

par Anderson publié dans : Poésie
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