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Vendredi 12 mai 2006

Vivement le soir

Une autre matinée où le soleil

Brille, par temps froid.

Une autre matinée où je pense à toi

Encore et encore dès le réveil.

 

Déjà je suis écœuré, lassé

Ton absence, ton indifférence

Face aux luttes, aux combats passés

M’achève, me crève la panse.

 

Je n’ai plus de foi, plus d’amour.

Je n’ai plus de toi, plus de jour

Tout est nuit et j’ai hâte

 

Que vienne, les yeux clos

Les pensées fermées, sur le dos,

Ce moment où je m’allonge sur la natte

par Anderson publié dans : Poésie
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Vendredi 5 mai 2006

 

 

 

Attention pour comprendre un peu ce poème il vous faudra un dictionnaire de vieux français.

 

 

Par exemple :

 

 

Un cafard était un type étrange, Un vagabond.

 

 

L'échappé de Charenton faisait référence à l'hôpital psychiatrique avant Saint Anne.

 

 

Un hanneton est un type pas très malin.

 

 

Dire d'un sujet que c'est un plat d'épinard s'signifie que cela n'a rien d'intéressant. Il en va de même pour les épluchures d'écrevisses. En plus de signifier que ces propos sont ridicules, ils ont en plus l'inconvénient d’être méprisant.

 

 

 

 

 

 

Cafard

 

 

 

Un cafard immonde sur un blason obscur

Se promenait sous l’œil d’une fenêtre ouverte.

La pupille de soleil regardait de travers

L’échappé de Charenton dans sa sinécure.

 

 

 

Immergé dans l’ombre, un troupeau de hannetons

Regardait, l’esprit en écharpe, le compagnon

Cherchant dans sa ronde l’universalité

De l’écharpe d’Osiris, emprunt de liberté.

 

 

 

Les insectes jugeant ce plat d’épinard

Invectivaient de leurs épluchures d’écrevisses,

Le marcheur échappé de vos placards.

 

 

 

Habitués à ne voire des autres que leur vices

Ils ne peuvent comprendre toute la démarche

De celui qui cherche la protection de l’arche.

 

 

par Anderson publié dans : Poésie
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Jeudi 4 mai 2006

Souvenirs feuilletés

 

Dans ma mémoire, vie le souvenir d'une feuille,

Chaude et douce comme les pluies du Tonquin,

Mais amer et salée comme l’écueil.

Elle me berce doucement de sa jolie main,

 

Alors que s’élève sa fumée, et me caresse.

Petit, son premier doigt m’éveille sans cesse,

Le deuxième chante la douceur maternelle.

Le suivant, c’est le juge fraternel

 

Que j’exile à la porte alors qu’elle me veille.

L’avant dernier s’endort, perverti d’illusions.

Le dernier m’indique vers où flotte mon galion.

 

Sa caresse s’évanouit, brisée par la hache !

Au fond des eaux je la retrouve faite algue.

Je me souviens d’elle, c’est près de Copenhague.

par Anderson publié dans : Poésie
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Dimanche 30 avril 2006

Notre été  

 

De tendres rayons soufflent sur ton visage 

Comme autant de vagues sur le rivage. 

Je te revois bercée sur le sable 

Gisant, mêlant tes cheveux à ce retable.  

 

Notre petite plage est loin maintenant 

La brise prépare déjà l’hiver. 

Tu te languis de ces caresses d’hier 

Un vent froid souffle sur notre océan.  

 

Auprès de notre feu, tous les soirs 

Tes sourires éclairent d’espoir 

Ces longues nuits où je t’attends  

 

Je reste seul dans cette nuit 

Depuis longtemps tu as fuit 

Un désert aujourd’hui s’étend.

 

 

 

 

 

 

par Anderson publié dans : Poésie
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Dimanche 30 avril 2006

 

Adieux donc, aujourd’hui je pars. 

Je ne serai plus qu’une ombre au fond de ta mémoire 

Sous le soleil de tes nouvelles joies. 

Je ne suis et ne serai plus que l’inconnu, 

Que la vie avait placé par devant toi. 

Celui que l’on croise et ne regarde plus. 

Tu fus pour moi comme pour le poisson 

L’eau de l’étang, aujourd’hui disparue. 

Je vais vers le désert découvrir mes propres vertus 

Sur ce sol craquelé et sec comme l’est mon cœur. 

Toutes les larmes que j’ai versées, pendant des heures

N’ont rien pu faire, c’était peine perdue. 

Tu as gagné, réjouis toi ce soir

Adieux donc, aujourd’hui je pars. 

par Anderson publié dans : Poésie
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Dimanche 30 avril 2006

J’avais cru que je rêvais

 

J’avais cru, halluciné, que je rêvais

Lorsque je t’ai enfin retrouvé.

Je pensais qu’après tant d’étés

Tu aurais construit ton propre palais.

 

Un roi aurait pris ma place.

Tu serais enfin heureuse

Effaçant de notre passé les traces,

Souvenirs d’une route brumeuse.

 

Mais je me suis réveillé bien tard,

J’ai ouvert les yeux sur ton départ.

Tu avais déjà tourné les tallons.

 

Ta route de nouveau s’écartait de la mienne,

Droite dans ton cœur, nul pardon

Tu venais de refermer les persiennes.
par Anderson publié dans : Poésie
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Vendredi 28 avril 2006

Les grands arbres

 

Alors que le soleil lentement descend

De grandes carcasses noires s'étirent vers le ciel.

De trop sombres reflets s'enfoncent dans l'étang,

Mercure profond, tinté de vermeil.

 

Les arbres noirs tentent d'agripper les nuages

Comme pour retenir un seul instant de plus

Ces passagers rêveurs au milieu de leur nage.

Le silence est rompu par un chien et ses puces.

 

Là-bas, bientôt, de frêles âmes s'allument

Là-haut, timides, les étoiles scintillent.

Dans le soir, seul et refroidi, le vent hume

 

La chaleur des maisons et leur feu de brindilles,

Puis doucement s'en retourne bercer

Les hombres décharnés des trois grands peupliers.

par Anderson publié dans : Poésie
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Dimanche 23 avril 2006

A mon cœur je demande pardon

 

A mon cœur je demande pardon

De tant de souffrances inutiles

De tant d’efforts et d’intentions

De sincérités pour des yeux stériles.

 

Je te demande pardon par les miens aveuglés

Aujourd’hui grands ouverts aux massacres

Des jours passés, les espoirs calcinés

Les parfums même devenus âcres.

 

Ni ma bouche, moins mon nez, ne peuvent

Eprouver les effluves de ce temps passé.

Parce que mon cœur est sans désir

 

Aucune ne peut se faire sentir.

A quoi bon goûter le monde, si l’absence

Est le seul arôme réactif à mes sens.

par Anderson publié dans : Poésie
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Samedi 22 avril 2006

J’avais cru que je rêvais

 

J’avais cru, halluciné, que je rêvais

Lorsque je t’ai enfin retrouvé.

Je pensais qu’après tant d’étés

Tu aurais construit ton propre palais.

 

Un roi aurait pris ma place

Et tu serais enfin heureuse

En effaçant de notre passé les traces,

Souvenirs d’une route brumeuse.

 

Mais je me suis réveillé bien tard,

J’ai ouvert les yeux sur ton départ.

Tu avais déjà tourné les tallons.

 

Ta route de nouveau s’écartait de la mienne,

Droite dans ton cœur, nul pardon

Tu venais d’en fermer les persiennes.

par Anderson publié dans : Poésie
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Samedi 22 avril 2006

Dans le métro

Au bout d’un quai, un amas de chiffons

Parfois vivant, d’ivrognes compagnons

Ont fait leur chambre de cette terrasse.

Par moment, une idée de vie qui les dépasse

 

Perturbe et les dormeurs et le veilleur.

Une rame passe et vomit des yeux aveuglés

Car ces parias, ces formes, leur font peur.

Ces ombres, devenues presque fantôme

Regardent passer le métro. Mômes

Aux regards vides, au foi lesté,

Leur petit groupe est un monde reconstitué,

Une certaine idée d’une autre fraternité.

 

C’est une micro société, d’âmes perdus

De vies égarées, d’histoires déçues.

Et pourtant ce sont des hommes

Des êtres vivants comme chacun

 

Que la société à doucement, en somme

Effacé, mis de côté, comme aucun

Mais ils seront légion, très bientôt

Et la liberté sera prise à défaut.

par Anderson publié dans : Poésie
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