
j'attends une éclaircie
L'ombre est dense dans ma nuit.

Des nuages se dressent comme une irruption.
Des nuages passent sur mes passions
Et s'enflamment sur mon l'horizon.
En une journée, je peux voir défiler,
Dans le métro, le monde entier.
Quelle que soit la ville, le pays
A chaque arrêt, je suis amusé et ravi
De découvrir ces foules de visages,
Ces quantités de regards de passage.
Certains sont graves, d’autres avides,
Certains sont penseurs ou rêveurs apatrides.
Ils rêvent de ciel, peut-être, et se retrouvent
Sous terre. Leurs fenêtres sont des affiches
Que peu regardent, tous s’en fiche.
Il y a des métros aériens qui ouvrent
Sur des vues de cinéma en noir et blanc.
Et je lis dans les yeux de celui qui descend
Qu’il a vu sa ville comme jamais auparavant.
A Paris les bouches de métro si typiques
Me paraissent comme les plus fantastiques.
A New York certaines sont discrètes
Ma mémoire est vague je ne les vis qu’une fois.
A Londres ce sont les couloirs qui m’arrêtent.
C’est un dédale de blanc parfois un peu froid.
Et Barcelone, ville magique au dehors,
Chaleureuse et tiède qu’en est-il au dedans ?
Je suis entré dans une station pour aller au port
Mais ai préféré marcher en simple passant.
A Venise il n’y en a pas, si non sur l’eau
Tout le monde le voit et l’appelle le vaporetto.
Je n’ai pas vu celui d’Argentine et de sa capitale
Buenos Aires a-t-il des chemins cachés et secrets
Passant sous terre permettant de découvrir
La ville et sa splendeur sous couvert
Et des paysages étonnant à offrir?
