Vendredi 3 octobre 2008
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Les chênes déjà se couvrent de rouille
Dans l’humidité du matin gris et froid.
Lentement ils se balancent, puis droit,
Éparpillent leurs feuilles que le vent fouille.
Les passants les imitent dans leur chevauchée,
Ils se courbent, se redressent puis se secouent
Ramenant leur col pour couvrir leur cou
Ils jettent l’eau qui ruisselle à leurs pieds.
La route de bismuth luit sous des pas
Qui parfois glissent sur des feuilles en amas
De ces talons naît le rythme d’une chanson.
Elle s’enfuit vite derrière une maison.
Seuls les arbres et les feuilles restent à danser
Dans une rue glacée trop vite désertée .
Par Anderson
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Publié dans : Poésie
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