Mercredi 15 octobre 2008
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C’est l’ombre, puis humidités et parfums
Ce sont les douces chaleurs qui montent des bains.
Des bougies parfumées font, de l’escalier,
Un chemin de foi étrangement éclairé.
Dans les profondeurs, la nuit nous embrasse
Et la moiteur nous berce et l’eau nous délasse.
Nous nous abandonnons aux bains successifs
Le moindre mouvement devient excessif.
Petit à petit tout le corps semble gavé
D’un excès de pesanteur, de tranquillité.
Un dernier nuage de vapeur nous consomme,
Les massages, définitivement, assomment.
Le temps s’est arrêté, les heures évaporées.
Qu’importe puisque nul ne pense à remonter.
Parmi les nuages, nous croisons au hasard
Quelques émanations aux yeux hagards.
D’autres que nous errent dans la chaleur des flots
Sur le bord des piscines, les pieds dans l’eau.
Certains chuchotent d’autres comme pétrifiés
La face baissée, l’œil fixe, hypnotisé
Sont déjà partis ne semblant plus respirer.
Une seule baignoire est à présent désertée
Dans le recoin des thermes le plus étouffé.
Des marches à pas feutrés s’évanouissent
Dans un liquide cristallin où des iris
Se reflètent figées de sur le fronton peint.
Mon pied traverse le délicat dessin.
L’onde se froisse, une mâchoire se ferme
Mordant à pleine dent tout mon épiderme.
Tombant à la renverse c’est tout le corps
Qui se perce, qui se contracte et se révolte
La peau détendue maintenant raidi ses pores
Tout se réveille et les idées virevoltent,
Sortir, se réchauffer, traversant les bassins
Devenu brûlants d’inconfortables caresses,
Monter l’escalier et le niveau de stress.
La chaleur vite calme un pas qui ralentit.
La lumière apparaît et l’air frais aussi
Qui, emplissant les poumons redonne la vie.
La rue est là et la ville pleine d’envies.
Par Anderson
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Publié dans : Poésie
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