Mercredi 5 novembre 2008
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16:30
J’ai quitté ma maison pour ne plus y revenir.
En fantôme je l’ai traversée sans sentir
Ni chaleur, ni parfum révélant un passé.
Comme sur une image, tout s’était figé.
Les pièces, les murs de ma chambre, du salon,
Tout autour de moi était devenu distant
Comme sont les lieus d’un rêve rappelant
L’espace que la mémoire cherche à tâtons.
Des souvenirs m’ont interdit, de ma maison,
Le seuil, du cœur la sensation du frisson.
J’ai hanté longtemps certaines autres façades
Sans non plus rien voir parce que vides et fades.
Je me suis agacé de ces cloisons sans âme
De ces prisons de promesses aux sors sans charmes.
Par Anderson
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Publié dans : Poésie
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