Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 14:43

Je vois une chambre, je vois un lit
Je vois des draps sans aucun pli.
Où la mémoire repose le silence dort
Des rêves ont fui les clartés de l’aurore.

J’entends un son, je devine une musique,
Une valse qui court de façon folklorique,
S’échappe du plafond, s’élance dans la rue,
Les pas de la pluie au loin se sont perdus.

Je sens un parfum qui, témoin d’une présence,
Affirmant avec force et souligne l’absence
De l’arôme de l’esprit quand l’âme n’est plus.

Sur une table les photos des disparus,
Un froid chandelier, un livre inachevé
Une paire de lunette très peu portées.
Par Anderson - Publié dans : Poésie
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