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Les fenêtres sonnent le glas
J’ai l’âme lourde et le cœur
Vide et pourtant si plein d’amertume
Mon rêve s’est éteint, noyé par les pleurs
Et le chagrin rincé par l’écume.
Avec douleur, lourdeur, et rancune
Chaque jour pèse plus que l’enclume
Sur laquelle frappent les heures diurnes.
Je soupire jusqu’au soir, espérant
Que la nuit apporte le repos. J’attends.
Mais pire est l’ombre, pire est le noir
Qui fait s’éclairer la ville.
Je te sais quelque part
Une de ces fenêtres qui s’empilent
Le long des tours est la tienne.
J’aimerais tant que l’on revienne
Aux heures légères et tendres
Qui sonnèrent le temps de ton salut
Seul le lourd clocher se fait entendre.
Le glas sonne le deuil en mon cœur
D’un avenir perdu à chaque heure.