Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /Avr /2006 11:37

 

La boîte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Une boîte ne peut être qu’une boîte ou, tout au plus, tout dépendant de ce que l’on y place, de la place qu’on lui donne et de la place où elle est entreposée. Aujourd’hui nous avons des boîtes pour tout et des boîtes partout. Elles sont en carton, en plastique et quelques unes s’offrent le luxe d’être en bois. Dans les belles boîtes sont entreposées, réservées ou cachées de belles choses, des objets de valeur, les choses auxquelles nous tenons.

 

 

 

 

J’étais dans ces régions perdues, ce monde du bout du monde autrement appelées les régions du centre de la France. Il y demeure quelques touts petits villages au milieu de grands champs et de très grandes forêts, autre fois encore plus grandes. Pour découvrir ces villages et leurs spécialités c’est facile. Prenez l’autoroute, puis une nationale, puis une départementale, et enfin une route à gauche ou à droite à partir du moment où elle est plus petite que la précédente. Pour vous diriger, suivez les panneaux bleus, puis les verts puis les blancs, enfin les marrons lorsqu’il n’y en a plus vous n’êtes plus très loin de votre destination.

Si vous êtes en voiture prenez soin de faire le plein, de vérifier vos pneus, les suspensions et les essuies glaces. Vous saurez que vous approchez du bon endroit lorsqu’il n’y aura plus âme qui vive si ce ne sont celles habitués aux grands espaces, à la nature originelle de ces forêts aujourd’hui tronquées. Si le temps le permet roulez doucement, vous n’avez pas d’autre choix quoiqu’il en soit, mais fenêtre ouverte. Respirez, écoutez c’est très relaxant pour entrez à la découverte de ce monde si particulier. Cela vous permettra au moins de mettre en marche votre boussole interne car les autres sont inutiles et le téléphone ne passe pas non plus. Remarque à l’attention de l’IGN, il y a beaucoup de manques dans le tracée de certaines routes qui ne paraissent pas sur leurs cartes.

 

 

 

 

Chaque village perdu que vous pourrez croiser possède son artisanat, ses spécialités ou sa particularité. J’ai traversé un village désert constitué par moitié de maisons en pierres ocres et l’autre moitié de lavoirs aux toits de chaumes marrons et aux quelques mures et piliers blancs et bleus. Pour plus de la moitié des lavoirs aucune rivière ne coulait ou ne semblait jamais avoir coulée. Comme s’ils avaient été posés, soit en dépôt soit en attente d’un cours d’eau ou d’une source ou encore que le projet n’avait pas eu lieu.

Un autre village, lui, possédait un plant d’eau à chaque maison et chacun avait son ponton, sa barque quelle que soit la taille du plant d’eau qui n’avait aucune corrélation avec la taille de la maison, et surtout ses signes. Des signes partout qui allaient d’une marre ou d’un étang à l’autre et aucun signe de vie, pas d’habitants. Les lieux étaient entretenus parfaitement mais personne dans les environs pour me renseigner. Seul les signes créaient l’animation et les discours. Un soir en repassant plus de signes mais la population avait envahi les espaces. Certains assis sur leur ponton lisaient un journal, semblaient boire quelque chose, pêchaient. Les autres, dans les barques, faisaient des ronds dans l’eau. Les enfants allaient d’une pièce d’eau à une autre. Le village d’après possédait un grand nombre de volière mais peu demeuraient occupées. Il faut dire que toutes les porte étaient ouvertes lorsqu’elles ne manquaient pas et que les seules oiseaux présents, parfois très beaux, dormaient, picoraient ou se désaltéraient.

 

 

 

Je me suis arrêté au final, dans un village constitué peut-être d’une vingtaine de logis tous à la structure semblable. Les maisons étaient une déclinaison du carré. Les quatre murs avaient la même forme, la même taille de carré. Imaginez des cubes et si une maison était plus grande que celle du voisin c’était parce que le carré de base avait des arêtes plus grandes. On devinait alors qu’elle comportait deux étages car les fenêtres du deuxième, carrées elles aussi, formaient les quatre coins d’un carré avec celle du dessous. Chaque fenêtre comportait quatre ou seize carreaux de verre, parfois de couleurs différentes. Les toits étaient en triangle isocèle mais les tuiles étaient carrées. On entrait visiblement par quatre routes possibles dans ce village et toutes arrivaient en droite ligne sur la place du village. La place était carrée, quatre arbres à chaque coin habillaient l’ensemble et ombrageait le kiosque cubique au toit pointu comme la flèche d ’une église. Les arbres étaient d’essences différentes. Il y avait le coin des quatre chênes, celui des quatre frênes, en face quatre marronniers et quatre érables achevaient la composition.

Le restaurant encore ouvert dans ce milieu d’après midi s’appelait le carré des quatre amis. Le choix au menu était un peu léger. Quatre entrées possibles, quatre plats et quatre desserts constituaient la carte. Pour seize euros tout compris on avait même droit à volonté à un vin local, le carré de vigne du coin. Cela dit c’était le meilleur carré de mouton que j’ai mangé depuis longtemps. Le repas fini je choisis de me promener à la recherche d ’angles de vue intéressants pour prendre des photos. On se permet vite lorsque tout ou presque ressemble à l’angle de la rue que l’on vient de quitter. Je me retrouvais alors face à la seule boutique du village, le fabricant de boîtes.

 

 

 

Sa grande vitrine carrée exposait, et ce depuis certainement longtemps à en juger par la poussière ou la décoloration des vernis, une quantité intéressante de boîtes de toutes tailles et de toutes les couleurs.

Alors que j’entrai un homme me salua en sortant de derrière ou dedans une énorme boîte en bois comme diable sort de la sienne. Ce n’était pas à proprement parler un bonjour ni un salut mais un holà ! Qui me fit sursauter. Il me toisa, j’en fis de même et me demanda, l’air étonné ce que je pouvais lui vouloir.

- C’est pour quoi ? Vous n’êtes pas du coin vous, cela se voit, que venez vous faire par ici, y’a jamais beaucoup de monde qui passe par ici, surtout à cette saison …

Il continua son débit d’évidence en passant par le temps qu’il fait et qui change en permanence, que cela le contraint à ne plus savoir comment s’habiller mais que de toute façon c’est pas grave parce qu’il habite au dessus de sa boutique, mais que lorsqu’il sort, il perd du temps à aller ce changer et j’en passe.

 

 

 

Je réussis à l’interrompre lorsqu’il repris son souffle.

- Toutes ces boîtes sont à vendre ?

- Bien évidemment je ne suis pas collectionneur

- Cette énorme boîte également. Lui demandais-je

- Ben oui, cela aussi.

- C’est une commande spéciale ? Il faut dire que l’on pouvait y mettre un cheval dans sa boîte. Je ne voyais pas l’intérêt d’un tel format. Le principe d’une boîte n’est elle pas de déplacer un ensemble de choses en même temps.

- Je la nettoie pour le mettre en vente, la grosse là, avant j’y mettais mes boîtes. Mais maintenant que je ne fabrique plus faut que j’vende.

 

 

 

Il n’avait pas l’air très vieux et il ne fabriquait plus. Je n’aurais pas pu dire son age mais il ne devait pas avoir plus de dix ans de plus que moi. Un peu tôt pour arrêter ou fermer un commerce.

 

 

 

- Vous ne fabriquez plus parce que vous en avez trop ou prévoyez-vous de fermer votre magasin ? lui demandais-je.

 

 

 

- Non faut attendre que les arbres poussent. Après je m’y remets.

- Mais un arbre cela prend du temps pour pousser selon les essences cela peut prendre du temps.

- C’est pas grave je ne suis pas pressé. Me répondit-il.

 

 

 

Je commençai alors à chercher dans cet amas de boîtes carrées celle qui pourrait me plaire. Lui retourna dans sa boîte en disant « surtout appeler moi si vous avez besoin d’aide mais ne mettez pas le bazar, parce que si non faut qu’je range et si vous casser quelque chose vous payez. » et il disparu me laissant dans l’enchevêtrement, l’amas, les colonnes et les murs de boîtes.

 

 

 

De l’extérieur on ne l’aurait jamais cru, mais le magasin était un hangar immense où les tas de boîtes s’enchaînaient les uns après les autres, les unes dans les autres. Cela allait de la boîte au sein de laquelle un gris de riz pouvait à peine rentrer à celle ou non seulement le cheval de tout à l’heure mais aussi le pré pour le mettre dedans.

Je cherchais pour ma part un boîte en bois pour ranger mes photos voir les négatifs. Quelque chose d’hermétique et de jolie mais non pas certains de ces modèles mélangeant les essences et faisaient penser à un éclat de couleurs et de nervures assez laids, kitch au mieux.

 

 

 

Probablement deux heures plus tard, et assez las de ce bric à brac, mon choix c’était arrêté sur deux modèles de taille moyenne. La première semblait assez vieille, la patine du temps lui apportait un voile séduisant laissant deviner son contenu, des souvenirs de grand même. L’autre un peu plus récente et luisante avait une jolie couleur de bois. J’essayai de retrouver mon chemin au sein ce dédalle et me retrouvai devant la grande boîte où le diable de tout à l’heure avait replongé.

 

 

 

Excusez-moi de vous interrompre, pourriez vous me donner le prix de ces deux boîtes s’il vous plaît ? Pas de réponse. Hello !!. Toujours pas de réponse.

- Vous avez besoin d’un renseignement ? dit une voix derrière moi. Alors que je me retournai je ne vis personne.

- Plus bas dit la voix.

Effectivement il y avait là un petit homme, habillé bizarrement qui me regardait à travers de toutes petites lunettes carrées, la barbe coupée droite lui faisant un rideau carré sous la bouche.

- Je cherche le monsieur qui était dans la boîte tout à l’heure. J’aurais souhaité connaître le prix de ces boîtes.

 

 

 

Me les prenants des mains il annonça que la premier, la plus vieille, n’était pas à vendre. Elle lui venait de son père et lui servait de modèle pour ce format de boîte. Quant à la deuxième il voulait bien me la céder mais il fallait lui dire ce que je voulais en faire.

J’en ferai bien ce que j’ai envie d’en faire me dis-je. Il voudra quoi après que je lui signe un contrat.

- Pas besoin de contrat, m’interrompit-il dans mes pensées, c’est juste que toutes les boîtes que vous avez regardées toute l’après midi ne sont pas que des boîtes. Elles sont un peu plus que simplement cela. Et ce que vous faites de ce que vous acheter me regarde, je suis responsable de la bonne utilisation de ce que je fabrique.

 

 

 

- Je pensais que c’était l’autre personne qui fabriquait les boîtes qui ne sont pas des boîtes, qu’il avait arrêté la production pour laisser pousser les arbres.

 

 

 

Il me regarda par-dessus ses verres et me répondit qu’il était parfois seul dans la boutique, parfois non. Que ces boîtes ont d’autres intérêts que la conservation de choses inutiles.

- Une boîte n’a de valeur que par rapport à ce que vous mettez dedans. J’ai même entendu dire que certains y mettaient des bijoux voir des cigares. Mes boîtes, qui ne sont pas que des boîtes sont des enveloppes. Elles filtrent, font grandir ou disparaître les choses. Elles les bonifient parfois aussi. Celle que vous avez choisie était la boîte à idées et mesures de mon père. Lorsque j’ai besoin d’un plan, d’une mesure ou d’une idée je l’ouvre. Si non elle reste fermée et vide. Il ne faut jamais regarder une boîte seulement pour connaître son contenu. La deuxième que je peux vous vendre est une boîte à souvenirs. Mais quels souvenirs voulez-vous y déposer ? Les bons souvenirs resterons et deviendront encore plus beaux et grands pour vue que vous ouvriez régulièrement la boîte qui n’est pas qu’une boîte. Si ce sont de mauvais souvenir il ne faudra que les déposer mais jamais ne l’ouvrir car ils deviendraient plus durs, plus pénibles et envahissants. Il faudrait également alors que je vous vende une boîte à boîtes qui fait disparaître les boîtes qui ne sont pas que des boîtes. Puis ensuite il vous faudrait la boîte qui fait disparaître les boîtes qui font disparaître les boîtes qui ne sont pas que des boîtes. Et ainsi de suite pour finir par la boîte qui est derrière vous. C’est la boîte à boîtes que ne sont pas que des boîtes et qui fait tout disparaître même parfois celui qui nettoie la boîtes en attendant que les arbres poussent. ».

 

 

 

 -Vous êtes très amusant monsieur mais les photos ne sont que ce qu’elles sont, c'est-à-dire un moment, un paysage, une lumière. Les photos sont neutres ce sont les gens qui les regardent qui leur donnent leur bon ou mauvais côté. Je cherche une boîte qui soit plus ou moins une boîte pour les mettre et les protéger.

 

 

 

- Alors la boîte qui n’est pas qu’une boîte pour les souvenirs peut très bien vous aller mais je vous aurais prévenu. Au pire équilibrer les bons et les mauvais clichés, les bons et les mauvais souvenirs de sorte que je n’ai pas à venir vous livrer la grosse boîte qui n’est pas qu’une boîte pour faire disparaître les boîtes qui ne sont pas que des boîtes. »

 

 

 

Je négociai un peu le prix. La boîte était belle et avec l’économie je me pu me payer de l’aspirine. Il m’avait donné une certaine migraine avec ces histoires de boîtes qui ne sont pas des boîtes et patati et patata. Avant de partir, je lui demandai pourquoi tout semblait si carré autour de lui. Je crains au moment où je lui posai la question, qu’il me réponde que cela était dû à ses lunettes qui, elles, l’étaient.

 

 

 

- Pas du tout me répondit il en me coupant une fois de plus dans mes pensés. Si je me mettais à faire des boîtes rondes les souvenirs, les idées et toutes les autres choses que vous pouvez mettre dedans tourneraient en rond. Elles ne grandiraient pas ou deviendraient folles ou incontrôlables. Si je les faisais rectangulaires, elles seraient disproportionnées dans une longueur. Enfin si je les faisais triangulaires elles seraient trop stables, et surtout trop pointues. Ce n’est pas bon d’être trop pointu précis oui, pointu non.

 

 

 

Sur ces bonnes paroles, je quittai le lieu en le remerciant et en le saluant. Alors que je passai près de la grande boîte qui fait plein de choses et surtout me donne la migraine, j’entendis une voix qui disait « le chêne forcit. Le frêne aura des glands. Le marronnier fera des marrons marron et l’érable qui sirote aura du sirop. Mais les marrons c’est pas sur la voiture qu’ils doivent être » Je jetai un œil au dessus de la boîte discrètement mais ne vit rien. Le petit homme descendit de son comptoir. Et me rappela que la droite est bien, la gauche parfois mieux et que tout droit c’est plus court.

 

 

 

Merci et au revoir.

 

 

 

La nuit allait tomber. Il me fallait retrouver ma voiture. Je connaissais la rue à gauche et très probablement celle à droite. Je n’avais pas vu celle tout droit. Puisque c’est plus court, comme il avait dit, j’allais tout droit. Tout droit ce fut effectivement plus court. Je retrouvais facilement ma voiture au coin de la place. Quelques marrons avaient fait des bosses sur le capot.

 

 

 

Je retrouvais les routes, les villages, les signes absents, les lavoirs sans eaux, les routes sans panneaux, celles avec. Avant d’arriver aux panneaux bleus je me suis arrêté dans un hôtel. Je l’ai choisi proche de l’autoroute, cela me sembla plus prudent. J’ai posée la boîte sur le lit et me suis demandé ce qu’au final j’allais en faire.

 

 

 

 

Une boîte à souvenir qu’est-ce que c’est au final. C’est un récipient qui, lorsqu’on le regarde nous rappelle ce qu’elle contient. Mais ce n’est qu’une annexe neutre des instants passés. Il faut y mettre des choses dedans, des photos, des rubans, des fleures séchées ramassées le long d’un chemin un été. Lorsque ces souvenirs deviennent trop vieux, on range la boîte dans une armoire, et un jour où ces souvenirs sont épuisés, nous faisons le vide dans l’armoire et dans la boîte. Si elle est assez jolie, nous les remplaçons ces souvenirs avec d’autres plus vieux et le cycle recommence.

 

 

 

Notre mémoire est une boîtes qui n’en est pas une. Il faut des boîtes qui contiennent des boîtes pour contrôler la croissance de nos souvenirs. Et il faut une boîte très grande qui contienne toute les boîtes que nous appelons notre tête. Nous passons à côté ou au milieu de beaucoup de choses, parmi des personnes ou des aventures.

 

 

 

Parfois nous rencontrons des personnes que nous croyons être de signes, et lorsque l’angle de vue ou que la lumière de la vie change ils ne sont que de simples hommes ou des enfants expérimentant les différents aléas de la vie. L ’eau est-elle plus chaude ou plus froide à côté ? Nous vivons des expériences pouvant nous paraître sans intérêt comme des cages à oiseaux sans portes ou aux portes ouvertes. Les seules activités ou signes d’activités, aussi belles soient elles ont-elles ou non de l’intérêt. Une cage à oiseaux doit elle contenir immanquablement un volatile ou peut-elle être un espace de repos pour ceux de passage comme un temps dans la vie où tout semble endormi, immobile.

Nous voulons parfois construire de grandes et belles choses, apporter un maximum d’affection ou de soutient à ceux qui nous entourent. Mais lorsqu’ils ne sont pas prêts, que le terrain ne s’y prête, nous devenons des lavoirs sans eaux. Comme nous nous sentons inutiles en attendant que la pluie arrive et qu’une rivière se forme.

Alors nous allons chercher à devenir le plus carré et le plus simple possible. C’est l’évidence qui prime, la rigueur mathématique, la dualité absolue. C’est noir ou c’est blanc. C’est carré. Nous sélectionnons, trions, entreposons, classons et rendons tout à sa plus simple expression qui l’est mais qui ne l’est pas tout à fait quand même. Nous allons même parfois jusqu’à rejeter ce qui ne cadre pas ou passe hors champs de nos conceptions.

Rien n’empêche de temps en temps de se prendre des marrons bien que tout droit ce soit plus court, à droite c’est bien parce que raisonnable mais qu’à gauche parfois c’est mieux parce que plus agréable, c’est le cœur.

 

 

 

Alors que faire de nos souvenirs source de nos devenirs. Que faire des rythmes, des évènements, des autres que nous croisons, que nous croyons voir ou entendre. Faut-il être grand dans une seule boite ou petit au milieu d’une multitude d’autres.

 

 

 

J’ai une certitude. La boîte à mémoires, qui n’est pas tout à fait une boîte que vous avez devant vous, remplissez la. Mettez y, chacun d’entre vous, une partie de votre mémoire de cette année. Mettez le signe d’un souvenir personnel et celui d’un souvenir vécu en commun, le tout à l’attention de chacun. Mettez de la part de tous ce qui vous rapproche comme ce qui fait que chacun est, vie et agit en toute individualité. La boîte qui contient toutes les boîtes s’occupe de ce qui fait mal aujourd’hui pas demain. La boîte à mémoire travail pour demain.

 

 

 

Vous verrez en l’ouvrant, à Noël prochain, que cette boîte n’est plus vraiment une boîte. Elle est en plus une mémoire devenue collective. C’est la brique et le ciment qui vous réunit, qui vous unit. Ne cherchez pas non plus à la remplir du premier coût. Laissez de la place pour l’année prochaine, et l’année prochaine et l’année prochaine …. Ne mettez que cette substantifique moelle de votre année à tous. Et revivez les l’années prochaines, simplement en l’ouvrant. Les mauvais souvenirs vont s’estomper, vous ne garderez que les bons.

 

 

 

 

 

 

Lorsque la boîte qui n’est pas une boîte sera pleine,

Chacun la remplira, autre part sans peine

Et avec un peu de chance et autrement,

Elle vous accompagnera tout le temps.

 

Par Anderson - Publié dans : Contes
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Commentaires

Une mine de poésie et de vrai dans ce conte...à la portée de tous.


Une boite pour y conserver ses souvenirs, et construire demain...


Le cycle de la vie, l'imagination, les relations intergénérations, le partage....


Un conte à partager avec tous les enfants, les tous petits et les plus grands...ceux que nous sommes tous restés un peu au fond...


BRAVO...

Commentaire n°1 posté par Sisa le 02/05/2006 à 01h44

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