Vendredi 28 avril 2006

Les grands arbres

 

Alors que le soleil lentement descend

De grandes carcasses noires s'étirent vers le ciel.

De trop sombres reflets s'enfoncent dans l'étang,

Mercure profond, tinté de vermeil.

 

Les arbres noirs tentent d'agripper les nuages

Comme pour retenir un seul instant de plus

Ces passagers rêveurs au milieu de leur nage.

Le silence est rompu par un chien et ses puces.

 

Là-bas, bientôt, de frêles âmes s'allument

Là-haut, timides, les étoiles scintillent.

Dans le soir, seul et refroidi, le vent hume

 

La chaleur des maisons et leur feu de brindilles,

Puis doucement s'en retourne bercer

Les hombres décharnés des trois grands peupliers.

par Anderson publié dans : Poésie
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