Les grands arbres
Alors que le soleil lentement descend
De grandes carcasses noires s'étirent vers le ciel.
De trop sombres reflets s'enfoncent dans l'étang,
Mercure profond, tinté de vermeil.
Les arbres noirs tentent d'agripper les nuages
Comme pour retenir un seul instant de plus
Ces passagers rêveurs au milieu de leur nage.
Le silence est rompu par un chien et ses puces.
Là-bas, bientôt, de frêles âmes s'allument
Là-haut, timides, les étoiles scintillent.
Dans le soir, seul et refroidi, le vent hume
La chaleur des maisons et leur feu de brindilles,
Puis doucement s'en retourne bercer
Les hombres décharnés des trois grands peupliers.
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