Le sang d’un dieu
Les fils de Bacchus ont conservé le secret
De ce sang nourricier, troubadour en leur palais.
Il chante à leur esprit, nageant dans les limbes
Sur le doux souffle de sa flute, guilleret.
Ils flottent au milieu des flots chaleureux
Comme un dauphin près des îles, saoul mais heureux,
C’est une troupe de voltigeurs des hauts fonds
Qui ne se découvrent que lorsqu’ils sont ronds.
Ce sang divin se trouve dans mon verre
Ce troubadour céleste c’est le vin.
J’aime son chant qui raconte la terre
J’aime sa musique calme, chaude en son sein
Décrivant les labeurs des mystérieux lutins
Qui l’on créé, secrètement un frais matin.
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