Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 23:39

Si les voitures volaient les avions seraient inutiles

Mais les hérissons seraient beaucoup plus tranquilles.

En volant plus haut le paysage serait plus rond

Pour les piétons il n’y aurait toujours que du gazon.

 

Et que dire du ciel, de ces nouveaux papillons

Qui traceraient des lignes comme on trace des sillions.

En final à quoi cela pourrait-il bien servir

En passant du mal au bien, ce serait bien plus pire.

 

Parce qu’au final que retient l’espèce humaine

C’est de surfer entre de l’amour et pas mal de haine.

Alors c’est tant pis, et si tout cela s’améliore

Il faudrait un magicien et c’est surtout pas Melchior.

 

Alors dommage pour tous ces hérissons

Ils couvriront encore un sacré paquet de béton.

Que dire de l’homme et de son horizon

Vertical horizontal ce sera toujours pareil

 

Il lui faut pour vivre un sacré tas d’appareils.

Mais à quoi sert le bonheur sans le partager

C’est comme fertiliser le vide dans un potager.

Tomates, cerises, patates ou rutabaga

 

C’est pas avec cela qu’il fera tout son plat.

Il faut pour cela que les choses aient du goût

Et les femmes se barrent au premier dégoût.

J’ai vécu la même chose sans le vouloir

 

C’était plus fort que moi, j’étais dans un couloir.

Trop fier pour reculer, j’ai préférer avancer

Comme tout autre j’ai préférer foncer

Et comme un con je me suis planté

 

Chacun est pareil et personne ne fait la différence

Entre le devoir, l’amour ; la haine j’ai foncé

J’aime la musique mais pas la danse

Et au final je me suis largement planté.

Par Anderson - Publié dans : Slam
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