Mercredi 4 mars 2009
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Le ciel est une page blanche bordée
Par des murs et des toits de cheminées brodés.
Leur craie n’offre qu’un mince reflet de volume
A leurs pieds, à un bonnet rouge qui fume.
Une main est tendue, tremblante sans gants,
Et porte en suspend l’espoir d’un mendiant.
Ses yeux plongent dans l’abîme du bitume
Cherchant, immobiles, leur vision posthume.
Tout en lui semble vide, rien ne bouge
Si ce n’est la main posée sur la laine rouge
Pour porter aux lèvres la cigarette offerte.
Le regard se lève alors sur la rue déserte,
Replonge dans un soupir digne d’un trépas.
La foule pourtant est là, ils ne se voient pas.
Par Anderson
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Publié dans : Poésie
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