Je connaissais un jardin qui se parsemait de rosée
Aux premiers rayons de soleil éclatés.
Les grands arbres jetaient leur ombre noire
Sur l’herbe grisonnante reflétant la lumière
En une multitude de minuscules miroirs.
L’hiver, une légère brume caressait doucement
Ces perles de chapelet comme pendant la prière.
L’été, le vert clamait haut et ardemment
Face à la chaleur des jours sans vent,
Par l’attention du jardinier, la douceur du courant
Du maigre filet d’eau dans la rivière,
La fraiche tranquillité conservée.
A l’automne il se couvrait de doré
Qui, au printemps, devenait argenté.
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