Lundi 5 juin 2006

Je suis étendu, immobile, les yeux clos

Sur ce monde insensible, les bras le long

Du corps, j’aspire, allongé sur le dos

Au repos, comme coulé dans le plomb. 

 

Plus rien ne bouge, même mon esprit

S’est figé, le drap jeté sur moi

Est mon unique couverture, sans plis.

J’abandonne dans ce sommeil mes émois.  

 

Les rêves que je fais sont les miens.

Je les garderai au plus profond du cœur.

Ils seront , de ce sommeil le pain, 

 

De cette nouvelle vie absente de peurs.

Je dors du sommeil profond et éternel

Maintenant vous pouvez utiliser vos pelles.

par Anderson publié dans : Poésie
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