Jeudi 8 juin 2006

Une pie sur le bord de la route

Picore des restes qui me dégoutent

Sa tête frénétique gigote.

A pied elle saute, elle trotte.

 

Sa robe blanche et noire est basique

C’est un oiseau neutre à tique

Sa tête se lève, se baisse hystérique

Dans un sac, pour un reste de pique-nique.

 

Elle regarde, elle épie et pique

Ce que d’autres ont laissé au déjeuné.

On pourrait croire qu’elle s’applique

 

A dépecer les restes quasi putréfiés,

Abandonnés en moins d’une journée

Par des touristes déscrupulés.

par Anderson publié dans : Poésie
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