Samedi 17 juin 2006

 Je pense parfois à cette petite chienne

Couleur de zinc, couleur de cendre

Qui me regardait, dents dehors, d’un regard tendre

Demandant une caresse avec sa patte sur la mienne.

 

Elle rasait le comptoir, comme le sol, courte sur patte,

Furetait sans fatigue, au hasard des hombres des piliers de bar

Pour une cacahuète, un geste, une attention, un regard.

Sans signe elle changeait, passait, presque avec hâte

 

A une autre cible, une autre victime, une autre main.

Une fois accroché, elle ne le lâchait plus et le rappelait

Sans cesse, à coup de pate, à coup de grappin.

 

Ses yeux alors prenaient de la  couleur et louchaient

Elle avait l’air vraiment parfaitement ridicule

Sa queue s’agitant, comme un mauvaise virgule.

par Anderson publié dans : Poésie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Trackbacks

Aucun trackback pour cet article

Présentation

Catégories

Recherche

 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus