La nuit tombe sur Paris, où le métro
Exhale encore les chaleurs du jour.
Je suis moite excédant d’un amour
Qui périt une fois encore trop tôt.
C’est une chaleur perdue pour l’hiver
C’est un sentiment perdu à jamais.
Que faire de cette énergie vaillante
Lorsque sur le bitume, hantent
Encore la trace indélébile de nos pas.
Cet hiver ce sera ma bouche
Qui marquera par sa buée
Les plis de nos lèvres jumelées
Et le froid désormais dans nos couches.
La nuit tombe sur nos destins séparés.
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