Je n’ai pas pu encore te remplacer
Je n’ai pas pu encore t’oublier
J’ai pu faire face à mes angoisses
Et chaque jour, bravement, je les menace.
Je n’ai pas pu revendre le caillou
Je n’ai pas pu oublier tes joues
Mais j’ai surmonté, grâce à l’amitié
La longueur des jours, sans parler des nuits
Et de leur froid glacé d’obscur bénitier.
J’ai su presque faire périr l’ennui
En essayant de multiples choses
Qui débouchèrent sur des portes closes.
J’espère qu’un jour tu en vivras la moitié
Au moins, pour t’obliger à la vérité.
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