J’ai découvert une île magique deux fois.
Ses plages avaient, de sable chauds et fins,
La douceur satinée, ondulée de ses reins.
J’ai accosté pour y étendre mon pavois.
La première fois, presqu’un an il est resté
Une vague imprévue l’ayant emporté.
La seconde, il n’y avait plus que des rochers
Un terrible ouragan l’avait ravagée.
Pour moi, elle était restée toujours la même
Rien ne change lorsque l’on aime.
Cependant elle était devenue sauvage
Et ses ruisseaux savoureux d’autrefois, amers.
Malgré tous mes efforts, et tout mon courage
Elle me rejeta froidement à la mer.
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