La seine, humble, serpente sans bruit
Parfois, un bateau chatouille son dos.
Les fontaines lui font un discret écho,
Puis regagnant son silence, elle s'enfuit.
J'imaginerai bien Paris ville d'eau
Où le fleuve serait la grande soeur
De tous les cours d'eau. Du sacré coeur
A la place de grève ce serait beau
De voir couler, fontaines et ruisseaux,
De pouvoir naviguer dans les rues du marais,
De voir des pêcheurs lancer leurs filets
Rue du Bac ou place André Malraux.
De tous ses monts naitraient des chutes.
Du mont Valérien jusqu' aux buttes,
On pourrait voir des colonnes d'argent.
J'imagine Paris encadré par des géants.
L'avenue des Pyrénées serait un canal,
Un nouveau Nil vers le zoo de Vincennes.
Il le ressusciterait sans aucune peine
Le rocher devenant un gigantesque fanal
Guidant chacun vers cette nouvelle capitale.
Enfin, du treizième en rizière, de ses autos
En sampans, j'achèverais le tableau
De Paris devenu une Venise très idéale.
Paris la ville de toutes les lumières
Paris la ville de tous les amours
Enfin ville où l'eau coule l'année entière
On en trouve aujourd'hui à chaque détour
Tout au long de l'année l'eau coule à foison
Une perte, un abus sans beaucoup de raison
Partout dans paris s'évapore une reine
Dans les caniveaux coule la Seine.