Mardi 18 juillet 2006

La seine, humble, serpente sans bruit

Parfois, un bateau chatouille son dos.

Les fontaines lui font un discret écho,

Puis regagnant son silence, elle s'enfuit.

 

J'imaginerai bien Paris ville d'eau

Où le fleuve serait la grande soeur

De tous les cours d'eau. Du sacré coeur

A la place de grève ce serait beau

 

De voir couler, fontaines et ruisseaux,

De pouvoir naviguer dans les rues du marais,

De voir des pêcheurs lancer leurs filets

Rue du Bac ou place André Malraux.

 

De tous ses monts naitraient des chutes.

Du mont Valérien jusqu' aux buttes,

On pourrait voir des colonnes d'argent.

J'imagine Paris encadré par des géants.

 

L'avenue des Pyrénées serait un canal,

Un nouveau Nil vers le zoo de Vincennes.

Il le ressusciterait sans aucune peine

Le rocher devenant un gigantesque fanal

 

Guidant chacun vers cette nouvelle capitale.

Enfin, du treizième en rizière, de ses autos

En sampans, j'achèverais le tableau

De Paris devenu une Venise très idéale.

 

Paris la ville de toutes les lumières

Paris la ville de tous les amours

Enfin ville où l'eau coule l'année entière

On en trouve aujourd'hui à chaque détour

 

Tout au long de l'année l'eau coule à foison

Une perte, un abus sans beaucoup de raison

Partout dans paris s'évapore une reine

Dans les caniveaux coule la Seine.

 

 

 

par Anderson publié dans : Poésie
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