Le ciel s’est obscurcit d’un coup et déjà
Il gronde et se déchire en fracas assourdissants.
Je sens ta peau, blottie, serrée dans mes bras
Toute à l’heure moite, maintenant frissonnant.
A l’intérieur tout est calme et tendre
Dehors je sens les éclairs fendre,
Le vent bousculer tout jusqu’au ciel.
Dans le jardin tout est déjà pelle mêle.
Dans la pénombre je vois délicatement perler
Dans tes creux et tes monts des goutes salées.
Dehors c’est un torrent vidant les nuages
Dans tes yeux tout est calme, un paysage
Serein de campagne ou tableau marin.
Je perçois ton souffle à mon oreille
Appeler un autre orage, et de tes mains
Un autre vent se renforce et m’éveille.