Je vais garder les parfums de tes embruns
Tout au long de ma traversée solitaire.
Je vais conserver les souvenirs de tes mains
Jusqu'à ce que mon navire touche terre.
La coque fend les vagues, vers la lune
Elle s’élève chevauchant ces dunes
Qui s’étendent à perte de vue, sans fin.
Je te devine dans ces formes au matin
Comme une sirène qui, me séduisant
Par mes rêves, m’appelle vers les abysses.
Je sais les boutes, écoute se tendre les drisses
Et jette mon navire sus à l’horizon tremblant
Là bas ton atoll m’attend et sur cette plage
Un avenir maculé de soleil, de sable blanc.
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