Mercredi 2 août 2006

Je vais garder les parfums de tes embruns

Tout au long de ma traversée solitaire.

Je vais conserver les souvenirs de tes mains

Jusqu'à ce que mon navire touche terre.

 

La coque fend les vagues, vers la lune

Elle s’élève chevauchant ces dunes

Qui s’étendent à perte de vue, sans fin.

Je te devine dans ces formes au matin

 

Comme une sirène qui, me séduisant

Par mes rêves, m’appelle vers les abysses.

Je sais les boutes, écoute se tendre les drisses

 

Et jette mon navire sus à l’horizon tremblant

Là bas ton atoll m’attend et sur cette plage

Un avenir maculé de soleil, de sable blanc.

par Anderson publié dans : Poésie
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