Jeudi 27 août 2009
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La mouette et le goéland sont l’océan.
Leurs ailes sont les écumes jetées par les vents
Qu’ils battent comme les vagues sur les rochers
Lorsqu’ils s’élèvent en jets et partent voyager.
Ils cachent du gris virant au noir par endroits
Comme les ondes taisent richesses et proies.
Nul ne peut approcher les secrets maritimes
Comme aucun ne caresse ces oiseaux des cimes.
Leur regard est fait des couleurs de l’horizon
Qu’ils chantent en choeur d’un même diapason.
Tous fixent un point, loin devant, comme hypnotisé
Tous tournés au-delà des crêtes irisées.
Ils gardent le rose qui pu être arraché
Aux nuages comme à la grève un soir d’été.
Le fut-il aux rivages exposant leur corail
Châteaux aquatiques ceinturés de murailles ?
Leurs pattes gardent-elles traces des combats
Livrés pendant des siècles par les armadas ?
Rouge, blanc et le noir se mêlent dans les airs
Pour donner naissance à cet étrange bestiaire.
Sont-ils au final, les âmes de ces marins
Que les remous bercent en secret avec soin ?
La mer leur aura certainement tout donné
Pour en faire ses plus parfaits messagers.
Par Anderson
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Publié dans : Poésie
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