Mardi 15 août 2006

A Evian de grandes voiles blanches étirent leurs ailes

La caravelle, sans heurt, éclabousse de lumière

L’ondulation sombre reflétant le triste ciel.

Elle se meut comme un signe, une chimère

 

Et lentement glisse comme la prière solennelle,

De l’humble chevalier face à l’obscur orage d’été.

Ses lames, blanc ivoire, appellent, jaune cramé

L’herbe fine dansante du pré en parcelle.

 

Le vert de la forêt remémore les arbres et à bord,

La coque, les souvenirs d’ombres végétales décimées.

Comme perdue, la barque au milieu de l’eau douce

Espère les embruns et l’accueil des petits ports,

 

Les marées et les vagues des grands courriers.

Jamais il ne les verra car la terre le repousse.

Ce navire au potentiel glorieux, ce Nelson

Est épris d’un écrin, la forêt l’emprisonne.

par Anderson publié dans : Poésie
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