A Evian de grandes voiles blanches étirent leurs ailes
La caravelle, sans heurt, éclabousse de lumière
L’ondulation sombre reflétant le triste ciel.
Elle se meut comme un signe, une chimère
Et lentement glisse comme la prière solennelle,
De l’humble chevalier face à l’obscur orage d’été.
Ses lames, blanc ivoire, appellent, jaune cramé
L’herbe fine dansante du pré en parcelle.
Le vert de la forêt remémore les arbres et à bord,
La coque, les souvenirs d’ombres végétales décimées.
Comme perdue, la barque au milieu de l’eau douce
Espère les embruns et l’accueil des petits ports,
Les marées et les vagues des grands courriers.
Jamais il ne les verra car la terre le repousse.
Ce navire au potentiel glorieux, ce Nelson
Est épris d’un écrin, la forêt l’emprisonne.
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