Mardi 15 août 2006

La crête des montagnes attrape les nuages.

Leur course freinée diminue le paysage.

Le ciel se couvre et la roche devenant sombre

Attire l’orage, secoue les cimes et cache leur ombre.


Les grands arbres s’animent, leur vert en noir

Est une armée prête pour un combat dérisoire.

Repousser l’assaut de ce voile pour que le blanc

Renaisse du gris et libère le bleu avant la nuit.


Ces grands bras tirant vers la roche en rang,

Captent parfois l’amas de coton désuni.

Ils étirent alors en cheveux doux et diaphanes

Le spectral nuage d’où geint la froide pluie.


Partout le ciel en défense jette ces lianes

Translucides, formant ruisseaux et torrents.

Ils cherchent à déraciner tous ces combattants

En jetant la montagne dans lacs et océans.


L’écho témoigne de la bataille, jetant

Dans la vallée l’éclaire et le ciel tonne.

Les nuages du noir au gris frissonnent.

Le vent en courroux disperse les victimes


Les feuilles virevoltent du lac aux cimes.

Là bas un premier rayon de soleil transperce

Le plafond, encourageant les arbres qui se dressent

Au bord de l’eau et l’encre devient mercure.


Bientôt les percés se feront légion et la falaise

Laissera passer la cavalcade de plume à son aise.

Bientôt le ciel se couvrira d’un bleu presque pur.

Le soleil le teindra de mauve et de rouge flamboyant.


Leurs bords se couvriront d’un fil doré

Les cimes, les roches d’une lueur douce rosée.

J’imagine une biche au regard apaisé

Plonger son regard dans le bleu du lac argenté.

par Anderson publié dans : Poésie
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