
Un discret soleil perce les nuages bleus et gris
En cette fin d’un été maussade, presque aigris.
Un rayon de chaleur timide et bien trop pâle
Empourpre ce duvet d’une touche monacale.
Le soleil retrouvera bientôt sa sombre cellule
Noircissant les jours de l’aube au crépuscule.
La douce brise deviendra vite un vent glacial
Pressant les passants dans les lueurs matinales.
Les murs noirs de Paris se pareront tôt d’étoiles.
Ses rues se feront luisantes comme des toiles
Gagnant leurs décors de joies hivernales.
Que m’importe le noir et la froideur de la nuit
Que m’importe les jours d’hiver blancs ou gris
Si je les passe plongé dans ta chaleur de vestale.