Mardi 5 septembre 2006

Ils deviennent une horde presque sauvage

S’entassant au feu rouge de la cité.

Chaque jour leur nombre est augmenté

Circulant partout dans le paysage.

 

Sur leur fier destrier, les cheveux au vent,

Ils s’enivrent de vitesse, goût de liberté

Ultime sur l’étroitesse des routes illuminées.

Lorsque l’air, dans le casque s’engouffrant,

 

Siffle, vibre et prend vie, l’homme sourit.

Il a l’impression, enfin, de s’envoler.

Plus besoin de fer pour rester accrocher

 

Au sol mais de la simple gomme leur suffit.

Ils se dépêchent comme s’ils étaient en retard

Que peut bien presser ces bandes de motards ?

par Anderson publié dans : Poésie
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