Une guitare raisonne dans ma mémoire
Une guitare sonne loin dans le noir
Proche de l’oublie, elle caresse un duo
Danseurs éperdues de tango.
Un bandonéon parcourt ma colonne vertébrale
Comme la course d’une dentelle pâle
Portée par le rythme d’une brise fugace.
Un bandonéon écaille ma carapace.
Des mains sur un piano glissent en caresses
Comme sur la joue d’un enfant.
Un air tendre et presqu'entrainant,
Emprunt d’une légère liesse,
S’élève dans la pièce silencieuse
Rappelant les heures heureuses.
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