Les mouettes sont là. Sans elles la mer n’est pas.
Elles portent dans le vent le blanc de leurs ailes
Jusqu’au firmament de l’horizon éternel.
En majestueux pantin, planant sur moi
L’oiseau monte et descend au bon vouloir des vents
Une brise la berce, juste en passant.
Un coup d’aile ou de queue par moment les bouscule
Transformant du coup leur envole en virgule.
Elles s’agitent, se rattrapent et enfin reprennent
Leurs vols paresseux aux destinations lointaines.
J’envie ces mouettes jusque dans la tempête,
Qui, au-dessus des nuages et des crêtes
Garde la chaleur du soleil dans leur plume.
Et moi, tout en bas, dans le froid, je m’enrhume.
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