Jeudi 18 janvier 2007

Tôt dans le métro, ce matin
J’ai croisé un tendre parfum.
Dans la gare, deux jours plus tard
Il était de nouveau là, flânant au hasard.

C’est mon estomac vide, qui, le premier
Avait repéré sa douce écharpe dorée.
Mon nez ensuite l’a attrapé et mes yeux
L’on cherché, sans le voir, ne serait-ce qu’un peu. 

Les boulangeries à cette heure sont fermées
J’ai dû, d’un distributeur, me contenter
D’un café automatique à peine chauffé. 

Le pain ainsi que le croissant chaud et beurré
Sont restés derrière la grille hélas fermée.
Je suis parti le ventre vide mais envoûté.

par Anderson publié dans : Poésie
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