Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 21:48
Je revois ma mère s’afférant à ses fourneaux
Dans ma chaise haute je babillais des mots.
Le son des casseroles, mêlés à mes coups
Sur le plateau, faisaient comme un concert de fous.

Travaillant en silence comme si ses jours
Et ses nuits d’absence étaient trop courts,
Sur la grande table, parmi des papiers
En vrac, se trouvait mon père, tête penchée.

Dans une autre chaise, un autre aussi tapait
Plus fort, sur tout ce qui, autour de lui, passait.
C’était le plus souvent la tête de ma sœur.

L’échos de ses cris traversait soudain la porte
Arrêtant tout, nous mettant tous d’accord en sorte.
Et la musique laissait place à la stupeur.
Par Anderson - Publié dans : Poésie
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