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Mercredi 5 septembre 2007
papillion-jaune.jpg
Dans un joli village  de pierres, breton
Vollent des papillons, rouges, jaunes, marrons.
Le bouquet de fleurs aux couleurs électriques
Nourrit les voltigeurs aux allures frénétiques.

Ce sont des rayons de lumières magiques
Apparition d’un soleil d’été, extatique
Traversant dans ma vision le gris des murs,
Le vert profond de l’humidité qui susurre.

Leurs grandes ailes de silence, trop fébriles
Rendent hésitant leur vole soul, malhabiles.
Ce sont des clowns dans un monde de la voltige,

Des gymnastes exerçant le grand écart sur tige.
Leur beauté cache leur grande fragilité
Comme des belles aux robes trop apprêtées.
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Mardi 14 novembre 2006

               J’ai vu des bateaux perdus sur leur océan
               Trainant leur triste reflet de fantôme errant.
               Les voiles déchirées et la coque trouée,
               La mer ne semblait plus pouvoir les supporter.

              Entre deux vagues molles, presque lessivées,
              Ou au milieu d’un univers calme et bleu,
              Ecrasés de lumière ou dans l’ombre pétrifié
              Ces grands voiliers étaient comme abandonnés. 

              J’ai vu des bateaux, presque des coques de noix
              Plus fiers et plus beaux que certains grands vaisseaux.
              Ils voguaient où bon leur semblait, sans effrois.
              J’ai vu des hommes avec leur âme en radeau 

              Autre fois si grands,  la vie mit, par rafale,
              Leur tête à l’envers et leur cœur à fond de calle.
              D’autres, plus discrets, traversaient les océans
              Parfois échouant mais toujours gaillard devant.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Mardi 14 novembre 2006
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Mardi 24 octobre 2006

J'aime les lignes qui se croisent et coulent
comme autant de directions à prendre.
Ce sont des chemins qui tombent , roulent
ou montent  comme des voix à entendre.

J'aime que les lignes, les droites ou segments
soient des débuts vers quelques serments.
Elles m'invitent à les suivre jusqu'au firmament
Où, peut-être, elles naissent ou finissent.

Une araignée magique chaque jour les tisse
et les laisse filer quelque part sous le vent.
Elles se fixent un moment sous nos yeux

En routes, ponts ou arches glorieux.
Elles s'entassent, fuient seules ou en groupe
Pour finir sous les roues d'une troupe.
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Lundi 25 septembre 2006

Entre ombres et lumières,
Entre feu et l'eau,
Voici venir les chevaux
A la troublante crinière.

Leurs écuyers en annonce
Soufflent dans leur corne.
L'eau s'élève en licorne
Et tombe en semonce

Eclattant sous leurs sabots.
Immobiles depuis longtemps
Ils semblent vouloir, pourtant,

Avancer ou faire les beaux.
Ils jettent grands et magestueux
Leur splendueur sous vos yeux.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Lundi 18 septembre 2006


C'est une mer sêche avec de noirs îlots.
C'est tellement beau vu d'en haut.
C'est une mer étendue sans eau
Qui sera notre très bientôt.

C'est une mer sans vague aucune
Ou bien tellement lente, presque immobile,
Que l'on ne la voit pas le travail des dunes
Que l'on ne perçoit pas naitre ces iles.

Il y a parfois du sel, mais jamais de poissons
Il y a parfois la vie mais souvent plus du poison
Pour celui qui ne connait pas ses secrets

Dans une telle mer que de regrets
Pour des marins sur leurs étranges vaisseaux :
Pas de coques ni de voiles pour leurs chameaux.
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Jeudi 31 août 2006

 

Tisse, tisse ta transparente et fine toile

Fais un joli voile tout en spirales

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Mercredi 30 août 2006

Un discret soleil perce les nuages bleus et gris

En cette fin d’un été maussade, presque aigris.

Un rayon de chaleur timide et bien trop pâle

Empourpre ce duvet d’une touche monacale.

 

Le soleil retrouvera bientôt sa sombre cellule

Noircissant les jours de l’aube au crépuscule.

La douce brise deviendra vite un vent glacial

Pressant les passants dans les lueurs matinales.

 

Les murs noirs de Paris se pareront tôt d’étoiles.

Ses rues se feront luisantes comme des toiles

Gagnant leurs décors de joies hivernales.

 

Que m’importe le noir et la froideur de la nuit

Que m’importe les jours d’hiver blancs ou gris

Si je les passe plongé dans ta chaleur de vestale.

 

par Anderson publié dans : Poesies et images
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Jeudi 24 août 2006

J’ai vu des rochers aux cheveux de cristal

J’ai vu des plages parsemées d’émeraudes.

Un rayon de soleil traversait, gris et bleu pale,

La douceur du ciel où le goéland parfois, rode.

 

Caressant lentement le sable jaune et gris,
Des vagues déposaient, comme un offrant

Les algues arrachées aux fonds surpris

Par la houle, au large des îles des Glénans.

 

Sur la falaise quelques pins et une maison

Regardaient, placides, la lutte des embruns

Attaquant la roche sombre et marron

 

Et la pierre arracher l’écume comme un chagrin.

L’eau ruisselante livrait en rivière de diamants

Des perles scintillantes au regard du passant.

par Anderson publié dans : Poesies et images
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