Lundi 6 octobre 2008
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22:05
Un cours d'eau dans l'obscurité se faufile
Parcourant sans bruit ou presque la pente.
Au loin, il apparaît aussi fin qu’un fil.
Silencieux entre les arbres, il serpente.
Même sa chute est sourde, sur les rochers gris
Qui l’absorbent et des regards le mettent à l’abri.
Le ruisseau devient une ligne minérale
Sculptée entre les grands sapins et les falaises.
Une haie d’honneur bordée par de grands mélèzes
L’accompagne au bas de la noble montagne
Où chante un torrent aux reflets de Cocagne.
Une lueur les dévoile, enfin tous les deux.
Ils enflent et s’animent presque furieux
Tous leurs diamants passent devant mes yeux.
Par Anderson
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Mercredi 5 septembre 2007
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09:42
Dans un joli village de pierres, breton
Vollent des papillons, rouges, jaunes, marrons.
Le bouquet de fleurs aux couleurs électriques
Nourrit les voltigeurs aux allures frénétiques.
Ce sont des rayons de lumières magiques
Apparition d’un soleil d’été, extatique
Traversant dans ma vision le gris des murs,
Le vert profond de l’humidité qui susurre.
Leurs grandes ailes de silence, trop fébriles
Rendent hésitant leur vole soul, malhabiles.
Ce sont des clowns dans un monde de la voltige,
Des gymnastes exerçant le grand écart sur tige.
Leur beauté cache leur grande fragilité
Comme des belles aux robes trop apprêtées.
Par Anderson
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Mardi 14 novembre 2006
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11:23
J’ai vu des bateaux perdus sur leur océan
Trainant leur triste reflet de fantôme errant.
Les voiles déchirées et la coque trouée,
La mer ne semblait plus pouvoir les supporter.
Entre deux vagues molles, presque lessivées,
Ou au milieu d’un univers calme et bleu,
Ecrasés de lumière ou dans l’ombre pétrifié
Ces grands voiliers étaient comme abandonnés.
J’ai vu des bateaux, presque des coques de noix
Plus fiers et plus beaux que certains grands vaisseaux.
Ils voguaient où bon leur semblait, sans effrois.
J’ai vu des hommes avec leur âme en radeau
Autre fois si grands, la vie mit, par rafale,
Leur tête à l’envers et leur cœur à fond de calle.
D’autres, plus discrets, traversaient les océans
Parfois échouant mais toujours gaillard devant.
Par Anderson
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Mardi 14 novembre 2006
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10:53
Par Anderson
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Mardi 24 octobre 2006
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14:50
J'aime les lignes qui se croisent et coulent
comme autant de directions à prendre.
Ce sont des chemins qui tombent , roulent
ou montent comme des voix à entendre.
J'aime que les lignes, les droites ou segments
soient des débuts vers quelques serments.
Elles m'invitent à les suivre jusqu'au firmament
Où, peut-être, elles naissent ou finissent.
Une araignée magique chaque jour les tisse
et les laisse filer quelque part sous le vent.
Elles se fixent un moment sous nos yeux
En routes, ponts ou arches glorieux.
Elles s'entassent, fuient seules ou en groupe
Pour finir sous les roues d'une troupe.
Par Anderson
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Lundi 25 septembre 2006
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21:36
Entre ombres et lumières,
Entre feu et l'eau,
Voici venir les chevaux
A la troublante crinière.
Leurs écuyers en annonce
Soufflent dans leur corne.
L'eau s'élève en licorne
Et tombe en semonce
Eclattant sous leurs sabots.
Immobiles depuis longtemps
Ils semblent vouloir, pourtant,
Avancer ou faire les beaux.
Ils jettent grands et magestueux
Leur splendueur sous vos yeux.
Par Anderson
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Lundi 18 septembre 2006
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22:39
C'est une mer sêche avec de noirs îlots.
C'est tellement beau vu d'en haut.
C'est une mer étendue sans eau
Qui sera notre très bientôt.
C'est une mer sans vague aucune
Ou bien tellement lente, presque immobile,
Que l'on ne la voit pas le travail des dunes
Que l'on ne perçoit pas naitre ces iles.
Il y a parfois du sel, mais jamais de poissons
Il y a parfois la vie mais souvent plus du poison
Pour celui qui ne connait pas ses secrets
Dans une telle mer que de regrets
Pour des marins sur leurs étranges vaisseaux :
Pas de coques ni de voiles pour leurs chameaux.
Par Anderson
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Jeudi 31 août 2006
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10:53
Tisse, tisse ta transparente et fine toile
Fais un joli voile tout en spirales
Par Anderson
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Mercredi 30 août 2006
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12:04
Un discret soleil perce les nuages bleus et gris
En cette fin d’un été maussade, presque aigris.
Un rayon de chaleur timide et bien trop pâle
Empourpre ce duvet d’une touche monacale.
Le soleil retrouvera bientôt sa sombre cellule
Noircissant les jours de l’aube au crépuscule.
La douce brise deviendra vite un vent glacial
Pressant les passants dans les lueurs matinales.
Les murs noirs de Paris se pareront tôt d’étoiles.
Ses rues se feront luisantes comme des toiles
Gagnant leurs décors de joies hivernales.
Que m’importe le noir et la froideur de la nuit
Que m’importe les jours d’hiver blancs ou gris
Si je les passe plongé dans ta chaleur de vestale.
Par Anderson
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Jeudi 24 août 2006
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15:50
J’ai vu des rochers aux cheveux de cristal
J’ai vu des plages parsemées d’émeraudes.
Un rayon de soleil traversait, gris et bleu pale,
La douceur du ciel où le goéland parfois, rode.
Caressant lentement le sable jaune et gris,
Des vagues déposaient, comme un offrant
Les algues arrachées aux fonds surpris
Par la houle, au large des îles des Glénans.
Sur la falaise quelques pins et une maison
Regardaient, placides, la lutte des embruns
Attaquant la roche sombre et marron
Et la pierre arracher l’écume comme un chagrin.
L’eau ruisselante livrait en rivière de diamants
Des perles scintillantes au regard du passant.
Par Anderson
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Mardi 8 août 2006
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16:53
La petite chatte grise pénètre dans le jardin.
Discrètement entre la grille et les branches
Elle glisse sur le gazon ondulant des hanches.
Sa robe cendre appelle les caresses de mes mains.
Un miaulement timide attire l’attention,
Sa petite patte secoue l’assiette vide
Qui sert de gamelle à sa restauration.
Me voyant les mains pleines, avides,
Ses yeux scintillent et sa queue danse.
Bien cramponnée sur ses pates repliées
Elle attrape goulument avec aisance
Les morceaux de viandes parfumés.
L’estomac rempli, ingrate, s’enfuit
A pas feutrés jusqu’à ce que vienne la nuit.
Par Anderson
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Lundi 7 août 2006
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21:51
Au delà de l’enchevêtrement de fer
La pierre s’élève, haute et fière.
Au delà du nouveau, siège, l’ancien
Captant la lumière comme une main
Et réfléchit sa splendeur par delà le réel.
Le métal reste dans l’ombre sauf pour un :
Plus loin se dresse, toujours droite, la tour Effel.
Fasse à elle, un palais, coffre d’arts immortels
Fait front comme le majestueux mont Palatin.
Le Louvres découvre ses trésors par le verre.
La ville se développe par delà le fer.
Sur le sol les chemins se sont couverts.
Les pavés se sont vêtus de goudron
Paris s’est strié de noirs sillons.
Par Anderson
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Vendredi 4 août 2006
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17:32
Le soleil est à peine levé et déjà la brume
Voile la surface du torrent, onde de douceur.
La forêt, à peine réveillée exhale les senteurs
De l’humus trempé par la nuit et l'écume.
Les animaux diurnes prennent leur essor
Alors que l’oiseau nocturne, enfin, s’endort.
Les premiers bruits résonnent troublant le silence.
Sous la canopée la vie s’anime et danse
Pour fêter le retour de la lumière et du jour.
Les singes s’agitent et crient tour à tour
Déclenchant l’envole des oiseaux multicolores.
Les perroquets, les paradis et d’autres encore
Répondent dans leur vol à l’arc en ciel s’étirant
Sous les yeux d’un gorille au dos d’argent.
Par Anderson
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Jeudi 3 août 2006
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23:04
Une fleur éclot discrètement dans la nuit.
Délicates, douces, quelques pointes de pétales
Poussent vers la lumière l’émeraude qui la sertit.
Cette étoile brillera dans un dédale végétal.
Bientôt la ténébreuse forêt accueillera
Un nouveau parfum emprunt de féminité.
Cette lumière est une courageuse orchidée.
Avec caractère et détermination elle pourra
Recueillir chaleur et surtout l’humidité.
Ses parfums, ses couleurs sous les rayons
De lune, marqueront peut-être à jamais
Tous ceux qui un jour croiseront
Cette perle de jade que je cherchais.
Une fleur orne désormais mon palais.
Par Anderson
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Jeudi 3 août 2006
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00:56
C’est une histoire écrite en noir et blanc
Une histoire digne d’un mystérieux roman.
Tel un personnage de fabuleuse légende
Il est apparu en silence près de l’eau.
Avec une démarche et des yeux presque tendres
Il est venu se désaltérer à la nuit tombante
Sur les bords de la mare saumâtre qu’il hante.
Comme sorti d’un rêve il vient prendre
La fraicheur pour tenir les longues heures
Diurnes au fond de sa forêt faite d’ombres.
Il ne sera bientôt plus que fantôme, un leurre.
Il disparaît plus certainement que les trombes
D’eau l’abreuvant. Ce tigre blanc, parmi les derniers,
En quelques minutes s’est, à jamais, évaporé.
Par Anderson
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