L'existance de l'homme est dû à un accident
Les guerres sont des erreurs.
Nous voulons les corriger hardamment
et nous ne savons que les refaire.
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L'existance de l'homme est dû à un accident
Les guerres sont des erreurs.
Nous voulons les corriger hardamment
et nous ne savons que les refaire.
L’espoir c’est un truc vraiment bien accroché
Une espèce de boîte qui reste quand tout s’est crashé.
Lorsque tout va bien il prend le soleil et se recharge
A la première galère il est au milieu de ta décharge.
Moulin ou phare c’est le gros truc en béton
Que tu penses solide même fasse aux canons.
C’est là que tu te trompes, un jour il se fissure
Même pour une pichenette prise en pleine figure.
T’entends comme un craquement, un peu vers le bas
Tu vois un nuage poussiéreux venir tout droit vers toi.
Il y avait encore un peu de lumière, c’est devenu tout noir
Tu regardes, tu cherches, mais sans vraiment y croire.
C’est l’amas de ce qu'il y avait, de toutes tes blessures
L’ensemble des douleurs s’imposent sans procédures.
Il avait fait son travail mais le barrage à rompu
Le désespoir arrive, il a tout corrompu.
Tu tâtonnes, tu cherches, tu étouffes
Tu penses même devenir, un jour complètement ouf.
Tu scrutes ton paysage devenu un grand désert
Toi qui l’avais imaginé tellement rempli et vert.
Quel que soit le sens, tu veux revenir en arrière
Pour comprendre la raison de toute cette galère.
Comment t’as fait, même en le voyant venir,
Pour te retrouver perdu à court d’un avenir.
Si tu as de la chance c’est plat avec des cailloux
Tu essaies d’avancer même en restant à genoux.
Si t’en as pas, tu sens comme un malaise
Tu te retrouves au bord d’une immense falaise.
Dans le meilleur des cas tu es tout en bas
Tu fais demi-tour pour retourner sur tes pas.
Si c’est vraiment la poisse, tu es tout en haut,
Souhaitant que ce ne soit pas devenu un plateau.
Les yeux vont au fond et tu penses au coyote
Tu ris nerveusement, pour cette idée idiote :
Lui se relève même d’un trou dans le béton
Pour toi ce sera fini et ce pour de bon.
Si les voitures volaient les avions seraient inutiles
Mais les hérissons seraient beaucoup plus tranquilles.
En volant plus haut le paysage serait plus rond
Pour les piétons il n’y aurait toujours que du gazon.
Et que dire du ciel, de ces nouveaux papillons
Qui traceraient des lignes comme on trace des sillions.
En final à quoi cela pourrait-il bien servir
En passant du mal au bien, ce serait bien plus pire.
Parce qu’au final que retient l’espèce humaine
C’est de surfer entre de l’amour et pas mal de haine.
Alors c’est tant pis, et si tout cela s’améliore
Il faudrait un magicien et c’est surtout pas Melchior.
Alors dommage pour tous ces hérissons
Ils couvriront encore un sacré paquet de béton.
Que dire de l’homme et de son horizon
Vertical horizontal ce sera toujours pareil
Il lui faut pour vivre un sacré tas d’appareils.
Mais à quoi sert le bonheur sans le partager
C’est comme fertiliser le vide dans un potager.
Tomates, cerises, patates ou rutabaga
C’est pas avec cela qu’il fera tout son plat.
Il faut pour cela que les choses aient du goût
Et les femmes se barrent au premier dégoût.
J’ai vécu la même chose sans le vouloir
C’était plus fort que moi, j’étais dans un couloir.
Trop fier pour reculer, j’ai préférer avancer
Comme tout autre j’ai préférer foncer
Et comme un con je me suis planté
Chacun est pareil et personne ne fait la différence
Entre le devoir, l’amour ; la haine j’ai foncé
J’aime la musique mais pas la danse
Et au final je me suis largement planté.
C’est pas pour des enfants
J’avais pensé qu’en te changeant les idées
Tu aurais pu rallumer ce qui t’avais enflammé,
Qu’il aurait compris ce qu’était une femme
Il aurait luté pour conserver tes charmes.
Et aujourd’hui tu ne penses qu’à t’échapper.
J’avais pensé qu’en vous aidant tous les deux
Vous auriez vu ce qui me crevait les yeux.
Fasse à l’adversité un couple reste toujours soudé.
Lorsqu’il se déchire c’est comme deux pays en guerre
Le pire est toujours pour ceux qu’on laisse derrière.
Et je ne parle pas de ceux qui sont à côté,
Ils se découvrent toujours les plus écartelés.
Ce n’est pas qu’ils manquent de souplesse
C’est surtout que tout cela les blesse.
Il faut alors bien penser avant de se séparer
Il faut s’assurer que tout fut essayer.
Pour les autres lorsque l’on parle de divorce
On touche plus que la surface ou l’écorce
Couper une branche c’est pas un tour de force
Mais c’est con quand on confond avec le tronc.
On sait qu’en automne y’aura pas de feuilles
Mais tout le monde en portera le deuil
Et cet été où seront l’ombre et la fraicheur
La peau des enfants aura une drôle de couleur
Et le rouge ne va qu’à côté du cœur.
Il ne va pas sur leur visage surtout s’ils sont verts
Parce qu’on coupé leur arbre à la fin de l’hiver
On peut en replanter un qui leur fera peur.
Ce n’est pas celui qu’ils avaient au fond du cœur.
Et j’te parle pas de leurs pleurs et de leurs yeux
En disant« Dis maman c’est qui ce monsieur ? »
« Dis Papa pourquoi t’es pas deux ?»