Samedi 4 novembre 2006

L'existance de l'homme est dû à un accident

Les guerres sont des erreurs.

Nous voulons les corriger hardamment

et nous ne savons que les refaire.

 

par Anderson publié dans : Slam
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Lundi 15 mai 2006

L’espoir c’est un truc vraiment bien accroché

Une espèce de boîte qui reste quand tout s’est crashé.

Lorsque tout va bien il prend le soleil et se recharge

A la première galère il est au milieu de ta décharge.

Moulin ou phare c’est le gros truc en béton

Que tu penses solide même fasse aux canons.

C’est là que tu te trompes, un jour il se fissure

Même pour une pichenette prise en pleine figure.

T’entends comme un craquement, un peu vers le bas

Tu vois un nuage poussiéreux venir tout droit vers toi.

Il y avait encore un peu de lumière, c’est devenu tout noir

Tu regardes, tu cherches, mais sans vraiment y croire.

C’est l’amas de ce qu'il y avait, de toutes tes blessures

L’ensemble des douleurs s’imposent sans procédures.

Il avait fait son travail mais le barrage à rompu

Le désespoir arrive, il a tout corrompu.

 

Tu tâtonnes, tu cherches, tu étouffes

Tu penses même devenir, un jour complètement ouf.

Tu scrutes ton paysage devenu un grand désert

Toi qui l’avais imaginé tellement rempli et vert.

Quel que soit le sens, tu veux revenir en arrière

Pour comprendre la raison de toute cette galère.

Comment t’as fait, même en le voyant venir,

Pour te retrouver perdu à court d’un avenir.

 

Si tu as de la chance c’est plat avec des cailloux

Tu essaies d’avancer même en restant à genoux.

Si t’en as pas, tu sens comme un malaise

Tu te retrouves au bord d’une immense falaise.

Dans le meilleur des cas tu es tout en bas

Tu fais demi-tour pour retourner sur tes pas.

Si c’est vraiment la poisse, tu es tout en haut,

Souhaitant que ce ne soit pas devenu un plateau.

Les yeux vont au fond et tu penses au coyote

Tu ris nerveusement, pour cette idée idiote :

Lui se relève même d’un trou dans le béton

Pour toi ce sera fini et ce pour de bon.

par Anderson publié dans : Slam
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Vendredi 12 mai 2006

Si les voitures volaient les avions seraient inutiles

Mais les hérissons seraient beaucoup plus tranquilles.

En volant plus haut le paysage serait plus rond

Pour les piétons il n’y aurait toujours que du gazon.

 

Et que dire du ciel, de ces nouveaux papillons

Qui traceraient des lignes comme on trace des sillions.

En final à quoi cela pourrait-il bien servir

En passant du mal au bien, ce serait bien plus pire.

 

Parce qu’au final que retient l’espèce humaine

C’est de surfer entre de l’amour et pas mal de haine.

Alors c’est tant pis, et si tout cela s’améliore

Il faudrait un magicien et c’est surtout pas Melchior.

 

Alors dommage pour tous ces hérissons

Ils couvriront encore un sacré paquet de béton.

Que dire de l’homme et de son horizon

Vertical horizontal ce sera toujours pareil

 

Il lui faut pour vivre un sacré tas d’appareils.

Mais à quoi sert le bonheur sans le partager

C’est comme fertiliser le vide dans un potager.

Tomates, cerises, patates ou rutabaga

 

C’est pas avec cela qu’il fera tout son plat.

Il faut pour cela que les choses aient du goût

Et les femmes se barrent au premier dégoût.

J’ai vécu la même chose sans le vouloir

 

C’était plus fort que moi, j’étais dans un couloir.

Trop fier pour reculer, j’ai préférer avancer

Comme tout autre j’ai préférer foncer

Et comme un con je me suis planté

 

Chacun est pareil et personne ne fait la différence

Entre le devoir, l’amour ; la haine j’ai foncé

J’aime la musique mais pas la danse

Et au final je me suis largement planté.

par Anderson publié dans : Slam
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Vendredi 12 mai 2006

C’est pas pour des enfants

 

J’avais pensé qu’en te changeant les idées

Tu aurais pu rallumer ce qui t’avais enflammé,

Qu’il aurait compris ce qu’était une femme

Il aurait luté pour conserver tes charmes. 

 

Et aujourd’hui tu ne penses qu’à t’échapper.

J’avais pensé qu’en vous aidant tous les deux

Vous auriez vu ce qui me crevait les yeux.

Fasse à l’adversité un couple reste toujours soudé. 

 

Lorsqu’il se déchire c’est comme deux pays en guerre

Le pire est toujours pour ceux qu’on laisse derrière.

Et je ne parle pas de ceux qui sont à côté,

Ils se découvrent toujours les plus écartelés. 

 

Ce n’est pas qu’ils manquent de souplesse

C’est surtout que tout cela les blesse.

Il faut alors bien penser avant de se séparer

Il faut s’assurer que tout fut essayer. 

 

Pour les autres lorsque l’on parle de divorce

On touche plus que la surface ou l’écorce

Couper une branche c’est pas un tour de force

Mais c’est con quand on confond avec le tronc. 

 

On sait qu’en automne y’aura pas de feuilles

Mais tout le monde en portera le deuil

Et cet été où seront l’ombre et la fraicheur

La peau des enfants aura une drôle de couleur 

 

Et le rouge ne va qu’à côté du cœur.

Il ne va pas sur leur visage surtout s’ils sont verts

Parce qu’on coupé leur arbre à la fin de l’hiver

On peut en replanter un qui leur fera peur. 

 

Ce n’est pas celui qu’ils avaient au fond du cœur.

Et j’te parle pas de leurs pleurs et de leurs yeux

En disant« Dis maman c’est qui ce monsieur ? »

« Dis Papa pourquoi t’es pas deux ?»

par Anderson publié dans : Slam
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