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Vendredi 8 février 2008

Le regard de l’homme assis est immobile.
Devant lui, la vitre montre, fébrile,
Les hoquets futiles d’une ligne d’horizon
Qui souhaitait attirer son attention.

Le train parcourt un paysage automnal
Trop lent, le temps aussi, s’écoule, banal.
Quelqu’un dans le wagon ouvre une mandarine
De son parfum, envahissant ses narines,

Naît un souvenir d’une douceur enfantine.
C’est celui d’un Noël lointain qu’il devine :
Un goûter au chaud que rapidement on abrége
Pour un bonhomme tout blanc et son chapeau beige.

C’est le souvenir d’un fruit discrètement
Glissé dans une poche par une maman.
C’est l’arôme sucré naissant de doigts gelés
Et d’un liquide froid bien vite asséché.

Les doigts sont raidis, mais le parfum sucré
Fait oublier le gel mordant, la goutte au nez
Et la nuit qui arrive en mauvaise surprise.
Hors du train, le ciel aussi perd son irise.

Un appel extrait l’homme loin de son rêve
L’annonce d’une gare, dans le temps, une trêve.
Les lueurs tristes de la gare éclaboussent
Le train contrarié par d’impromptues secousses.

L’homme baille et se lève. Son errance achevée,
Il saisit son grand manteau d’un noir délavé.
Sur le quai un autre froid austère le saisi
Au col relevé sur des épaules qui fuient.
par Anderson
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Lundi 15 octobre 2007
La valse du temps passe, imposant ses pas,
Comme la vie exige ses hauts et ses bas.
19 ans, un temps, peut-être, une vie sûrement
L’age de maturité devenant parent.

Tu auras vu, hésitant, mais vaillant toujours
Les actes des uns comme leurs demi-tours :
Les mariages, les naissances et le reste
Les poids du sort que certains osent et délestent.

La vie est un orchestre qui passe chantant
Qui s’arrêta un jour et d’un geste reprend.
Une note a suffi et d’un enterrement

Fait d’une chanson, l’étoile d’un firmament.
Rien n’est sans l’amitié, ni sa soutenance
Pour que tout cela, toujours et encore, danse !
par Anderson publié dans : Poésie
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Jeudi 6 septembre 2007
sans-vague.jpg
par Anderson publié dans : Première de couv
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Mercredi 5 septembre 2007
papillion-jaune.jpg
Dans un joli village  de pierres, breton
Vollent des papillons, rouges, jaunes, marrons.
Le bouquet de fleurs aux couleurs électriques
Nourrit les voltigeurs aux allures frénétiques.

Ce sont des rayons de lumières magiques
Apparition d’un soleil d’été, extatique
Traversant dans ma vision le gris des murs,
Le vert profond de l’humidité qui susurre.

Leurs grandes ailes de silence, trop fébriles
Rendent hésitant leur vole soul, malhabiles.
Ce sont des clowns dans un monde de la voltige,

Des gymnastes exerçant le grand écart sur tige.
Leur beauté cache leur grande fragilité
Comme des belles aux robes trop apprêtées.
par Anderson publié dans : Poesies et images
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Mercredi 5 septembre 2007
Les-pierres-volent.jpg
par Anderson publié dans : Première de couv
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Mercredi 22 août 2007
par Anderson publié dans : Photos
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Mardi 24 juillet 2007
Le film est fini, il est l’heure de se coucher.
Il est un peu tard et l’enfant est existé
Il saute, court, gesticule et n’écoute rien
Le père appelle, répète que ce n’est pas bien.

L’enfant obéit un temps, mais rit et se moque
Un geste inconscient tombe et c’est le choque.
La fessée claque sur la peau sans pantalon
Et résonne de la chambre à travers salon.

Le temps se fige, l’enfant verse des larmes.
Il se couche avec son ours couleur parme.
Le deuxième écho naît dans le ventre du père
Celui du bruit claquant affreusement dans l’air.

Alors surgissent le doute, l’amertume,le remord,
L’incompréhension du geste le rompt, le tord.
Il s’en veut alors que très vite l’enfant oublie.
Il s’en veut et l’enfant lui, lui sourit.
par Anderson publié dans : Poésie
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Jeudi 28 juin 2007

Tu es la mer, l'eau, l'océan, turquoise et argent,

L'onde enfle sous ton souffle et s'étend

En caresses douces, suaves sentiments

Couvrant les fonds sombres de mon esprit aimant.

 

 

 

Tu es feu, la flamme brulante, le tison,

Ardent en mon cœur rouge sans plus de raison

L'embrasement de ma force, de passion

Qui dévasta de mon passé le moribond.

 

 

 

Tu es la terre, l'humus, le socle fertile

Où plongent mes racines, envieux asile

Devenant en t'ouvrant par le temps ma maison

Et qui me sert dans mes voyages d'horizon.

 

 

 

Tu es le vent, l’insaisissable sifflement

L'air du soupirant balayant distinctement

Gènes, blessures et amers dénigrements.

Tu es l'élément de mon soulagement.

 

 

 

Je fus séparé, démembré, en substance

Privé crûment de ce que furent mes sens.

Ta présence m’a reconstruit avec patience.

Tu es les éléments ma reconstruction.

 

 

 

Tu es de ma route, mon inspiration

Faite mienne mêlée à la tienne.

En mon regard une vision éternelle

Reçue l’écho d’une aube inspirée et nouvelle.

 

 

 

Percevant le jour à travers tes persiennes

J’ai redécouvert un avenir désiré,

Une identité perdue enfin retrouvée,

Epanouissement potentialisé.

par Anderson publié dans : Poésie
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Mardi 19 juin 2007

  

Le grand père est celui qui vous entoure

Qui vous guide et vous aime sans conditions.

En plus du père il sait démontrer à son tour

Toutes choses de la vie avec passions.

 

Même après le mort vous sentez sa présence ,

Son cœur et son torse quelle que fut sa patience.

Ma grand-mère fut discrète comme autre fois

Ces femmes dédiées à la famille et en proie

 

Faisant suite aux maries, aux envies et joies.

Elles ont bâti dans nos cœurs le sein du logis.

Les grands parents son là, puis disparaissent

 

Laissant dans nos cœurs forces et faiblesses.

Les grands parents là dans l’éternel abri

De nos souvenirs de nos joies et de nos cris.

par Anderson publié dans : Poésie
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